Et on se rencontre???

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jeudi 11 janvier 2018

De la liberté sexuelle

21h, mardi soir , chéri et moi autour de la table, comme la majorité des couples, on parle de notre journée.

- Tu as vu la tribune du monde?  Je demande
- Avec Catherine Deneuve. Oué.
- J'en peux plus. Ca me déprime...
- Mais elle a raison. Avec toutes ces conneries, moi quand je suis dans le métro, j'ai peur d'effleurer ma voisine de peur qu'on me traite de frotteur.

On a discuté un moment avec chéri, puis à bout d'argument, je lui demande: "Mais alors? Il ne faut rien dire? On doit en effet penser que c'est un "non evenement"? Que ce n'est pas grave?". Devant le silence pesant, de mon amoureux, je lui demande: "demain dans le métro, ta fille est victime d'un frotteur, tu le vois? Tu fais quoi?"

"Je lui casse la gueule"

A partir de cet exemple, chéri a bien voulu admettre que la faute en est aux mecs qui se croient tout permis.
Que lui, en tant qu'homme bien, ayant des principes et des valeurs, était autant victime que moi, femme potentiellement tripotée.
Lui, alors qu'il n'a rien à se reprocher, sera méfié dans le métro, à une soirée, lors d'une rencontre, juste parce qu'on ne sait pas s'il appartient à la majorité de ceux qui suivent les règles de respect, ou à la minorité qui juge que se tripoter contre une inconnue n'est pas si grave. Après tout si elle ne veut pas être victime, elle n'a qu'à pas mettre de mini jupe.

Ce qui me parait quand même aberrant dans cette histoire c'est que quand j'aborde la question avec quelqu'un (fille ou garçon d'ailleurs), souvent on me répond deux choses:

"Mais quand même, la fille dans le métro, elle peut pas se défendre? Il suffit de prendre la main du mec, et la lever bien haut. Ou lui foutre une bonne claque"

Oui, OK. Mais quand tu sais que dans la majorité des cas personne ne bouge ses fesses, et ce que tu risques à foutre une beigne ou même humilier... Des fois, tu joues pas trop ta fière et tu préfères attendre l'arrêt d'après, tant pis pour les 10 min de retard au boulot...

Donc, 1) on imagine que la femme quoi qu'il en soit est assez grande pour se défendre toute seule... Mais par contre...

"Oui mais on peut plus rien faire. On rentre dans un puritanisme à l'américaine: on peut plus draguer, même un peu lourdement sans risquer une plainte au cul pour harcèlement"

2) Donc, la femme est assez forte pour se défendre toute seule mais pas assez intelligente pour différencier une tentative de séduction, même lourdingue, et une attitude déplacée.

Alors évidemment, tous les hommes ne sont pas des gougeas sans noms. Mais de même, la majorité des femmes, ne sont pas des corps sans cervelles qui prennent toutes les attentions des hommes pour des agressions. Oui, ces femmes là existent. Mais toute femme n'est pas forcément une hystérique à qui il faut signer un papier avant de lui dire bonjour.

Surtout, ce qu'on n'a pas compris, je crois, c'est que si chacun comprend qu'il ne faut avoir aucune tolérance envers les frotteurs, les violeurs, les tripotteurs, etc... C'est avant tout pour aller vers une vraie liberté.

Car le jour où nous n'aurons plus aucune tolérance envers eux, il n'y aura plus aucune crainte, et plus aucune ambiguïté quand on sera dans une situation de séduction. Quand entre une femme et un homme la période de "roucoulade" s'installera, il n'y aura plus cette petite voix qui vous dira "méfie toi quand même tu ne le connais pas".

Il en découlera aussi la suppression des termes "chaudasse", "fille facile", "folle du cul"... Parce que la vraie liberté sexuelle pourra alors s'installer.

Vous voyiez. On a tous à y gagner. 









mardi 9 janvier 2018

Ministère et engagement

Le 25 novembre dernier; vous avez été plus de 3000 à relayer notre appel pour rencontrer Marlène Schiappa et/ou Sophie Cluzel, respectivement secrétaire d'Etat à l'égalité homme femme et secrétaire d'Etat du premier ministre, chargée des personnes handicapées. Nous désirions leur faire part des difficultés rencontrées lors de l'ouverture espérée de notre Maison d'assistantes maternelles qui accueillerait des enfants, qu'ils soient en situation de handicap ou pas.

  A notre grande surprise, nous avons été lues et entendues par Madame Sophie Cluzel, et quelques jours plus tard un appel du secrétariat d'Etat est arrivé sur mon portable.

J'avoue qu'être reçue par une haute personnalité de l'Etat n'est pas quelque chose d'anodin, et j'étais quelque peu... nerveuse.

Mais avec Carole et Brigitte, nous nous étions promis deux  choses:
 1) On n'attend rien ce cette rencontre, l'important avant tout étant d'être entendues sur les difficultés que rencontre les MAM et en particuliers, celles qui veulent ouvrir leurs portes à un public atteint de handicap.
2) Nous désirions parler de toutes les MAM dans notre cas, en s'appuyant sur nos difficultés à trouver un local. 

Dans un premier temps nous avons été reçues par un de ses collaborateur et le responsable de la communication qui a été le premier à lire notre article et à le relayer auprès de la secrétaire d'état, avant d'être rejoint par Madame Cluzel elle-même.

Cette rencontre, fut finalement au delà de nos espérances. Nous avons été entendues. Je dirais même écoutées. Et ce que j'ai trouvé formidable, c'est que Madame Cluzel tient le même discours que nous: "On accueille pas un enfant handicapé, on accueille un enfant", "Si une structure ou quelqu'un refuse d'accueillir un enfant en situation de handicap, il peut être dans la discrimination", "aujourd'hui la priorité est à l'inclusion et au vivre ensemble, il n'y a que comme ça que le regard sur le handicap peut changer".

J'avoue avoir été surprise par tant d'implication pour notre "petit" projet. Très à l'écoute pour notre MAM, elle a compris les problèmes que nous rencontrions et nous a donné un réseau, des solutions, et propose que nous envoyions régulièrement des nouvelles de l'évolution de notre projet.

C'est une véritable équipe humaine qui a été présente, ce jour-là. Et c'est une vrai leçon que j'ai prise. A ceux que j'ai trop entendue, et que j'entends encore, là, derrière l'écran en train de me lire.... "tous les mêmes", "Ce sont des paroles... Après y aura plus rien..."... 

J'ai envie d'opposer un "non". L'équipe que j'ai rencontrée, n'est pas là par hasard. Bien sur, comme dans tout boulot, il y a sans doute à l'assemblée, parmi les politiques, des arrivistes, des prétentieux, des gens qui ne connaissent pas leur sujet et d'autres qui s'en foutent. 

Mais je ne peux parler que ce ceux que j'ai rencontré. Et ceux-ci, étaient investis, et soucieux de notre petite initiative pour changer le monde. Ils m'ont conforté dans l'idée que nous sommes les artisans de notre société, et qu'un peuple qui agit, qui s'engage, pour changer les choses ne peut qu'être soutenu par des dirigeants convaincus.

Alors bien sur, on en a rencontré d'autres des politiques, de proximité même, qui n'avaient pas cette attention pour nous ni celle de faire bouger les lignes.

Aujourd'hui, le secretariat d'Etat propose une réflexion autour du handicap. Je pense qu'il est temps que chacun prenne sa part et qu'ensemble, citoyens, nous participions au changement de ce monde, au changement des regards et que nous réfléchissons (enfin!!!) sur ces "prises en charge"....

Vous voyez... Même le vocabulaire est à revoir...







dimanche 7 janvier 2018

Je suis toujours Charlie

Trois ans.

Le 7 janvier. Un mercredi. Ma semaine noire à titre personnelle. Comme si ma vie s'était calquée à ce moment là à celle de la société.

Trois ans que je suis Charlie.

Je ne le revendique plus tellement c'est devenue une évidence. Je me souviens de cette petite phrase sur twitter, première blague qui m'a fait sourire:

"Heureusement qu'ils ne s'en sont pas pris à valeurs actuelles finalement, parce que ça m'aurait fait quand même un peu plus mal de devoir dire "je suis valeurs actuelles"

La phrase qui veut tout dire. L'humour comme je l'aime: drôle et qui a tellement de sens.

Oui, je suis Charlie. Même si parfois ils m'énervent, même si parfois je ne suis pas d'accord, même si parfois ils me mettent mal à l'aise.

Mais cette phrase n'a rien à voir avec Charlie, finalement. Cette phrase a juste à voir avec la liberté. Et dire "je suis Charlie" c'est dire "oui, je reste libre. Et je me battrais jusqu'au bout pour que chacun le reste. Même si l'autre n'est pas d'accord avec moi, même s'il propage des idées qui me dérange, même si..."

Oui je suis Charlie. Je revendique ma liberté, haut et fort, la liberté d'être, de penser, d'agir et d'aimer. 

Oui je suis Charlie. Je veux entendre celui qui n'est pas d'accord avec moi, l'entendre et pouvoir échanger et le comprendre.

Oui je suis Charlie. Je veux avoir le droit de changer d'avis, de me cultiver, de réfléchir, de m'interroger et même de me tromper.

Oui je suis Charlie. Je ne veux plus que le fait d'être Charlie donne le droit à qui que ce soit de tuer, torturer, condamner parce que différent.

Etre Charlie, c'est être libre et se battre pour la liberté de CHACUN, même ceux avec qui nous ne sommes pas d'accord.

Je suis Charlie. La liberté dans le sang. Et j'espère que ce gène de la liberté sera transmise à ma fille, qu'elle le portera en étendard, et qu'elle continuera longtemps à se battre pour l'universalité et la perpétuité de cette valeur.





mercredi 3 janvier 2018

Ce rêve

Je fais souvent ce même rêve.

Je suis dans une voiture. Et pour une raison (toujours différente selon les rêves) soudainement je dois prendre le volant, en pleine conduite.

Ce que vous ignorez surement c'est que je n'ai pas le permis. Du coup dans mon rêve c'est panique à bord. Pourtant, à chaque fois, j'arrive à m’arrêter, ou même à arriver à bon port.

Mais cette nuit pour la première fois, je n'y suis pas arrivée. J'étais dans une voiture avec une maman de l'école. Elle me proposait d'être AVS pour un élève. On roulait, tout allait bien et je me suis endormie. Puis je me suis réveillée seule à bord de la voiture.

Je prends le volant (comme d'habitude) au début tout se passe bien. Juste je n'ai pas ma ceinture. Je croise, évidemment, une patrouille sur le bord de la route. Mais malgré mon manque de ceinture ils ne m'arrêtent pas (remarquez vaut mieux pas, je sais pas m’arrêter).

Alors je décode de fonce dans une voiture en stationnement pour m'arrêter. Sauf que la voiture est sur un pont et que je ne sais pas comment je fais mon affaire, mais la voiture fonce dans la rambarde. Moi? J'ai juste le temps de m'extraire et de rouler sur la route. Indemne.

En bas, un camion de pompiers est en stationnement. la voiture percute violemment une autre voiture, mais il n'y a aucun blessé.



Il y a longtemps, une psychologue m'avait "dit" ou plutôt fait comprendre, que c'était sans doute ma peur de prendre les choses en main, et ma vie en particuliers. Et en effet, tout le temps où j'ai été éduc, ou les choses étaient sur des railles, je n'ai jamais fait ce rêve. 

Il revient là, alors que je mets ma vie professionnel en danger, où j'emmène mes parents qui m'aident financièrement, les copines qui me suivent, et même le ministère qui me soutient.

Et hier en relisant mon texte sur Sophie Cluzel, je me suis dit pour la première fois: "Et si ça ne marchait pas?". 

J'ai eu peur que tout vole, et que tout ceux que j'eusse embarqué avec moi, soit dans les victimes collatérales....  L'angoisse de ne pas faire comme il faut. L'angoisse de mener des gens à l'échec. Y compris ma famille. 

Mon rêve me lance un signal d'alarme: suis-je assez solide pour être le capitaine du bateau?


Je devrais relire Mathou et ses crayons d'humeur je crois....
 


mardi 2 janvier 2018

Je suis une fille à rituel du nouvel an

Je suis une militante, une engagée, une enragée, une culturée.

J'aime le théâtre, le cinéma, la lecture.

Mais je dois vous faire un aveux. Je suis futile aussi. Et la période du nouvel an, est une période,pour moi, à futilité (OK. à futilités. Restons honnête). 

Je m'octroie plein de nouveaux petits rituels (certains résistent au  temps), qui juste me rebooste et me font du bien. 

Alors après mes articles sur mes bilans, mes engagements, mes certitudes... Voici un billet "tut tut la voilà", juste pour vous apporter un peu de soleil au milieu des tempêtes et de temps qui nous rend maussade (j'ai l'impression de ne pas avoir vu le soleil de la journée pour tout vous dire...)







D'abord j'ai craqué à la mode... Et oui. Moi la reine la désorganisation, du bordel et de la merdouille j'ai opté pour un bullet journal.


A vrai dire, j'avais déjà des carnets de l'année, un agenda la moitié de l'année, et des to do list accrochés à ma porte. Finalement tout regrouper dans un seul carnet qui a déjà préparé ses pages je trouve ça pas si mal. 

J'y ai ajouté des pages :

-"bons moments". Chaque jour je note sur cette page les jolies choses de ma journée. Je fais cette exercice mental avec ma fille depuis la rentrée et je me suis aperçus que de souligner "ce qui a marché", t'oblige à prendre la vie du bon coté.
- Une page "lecture": pour faire le point sur mes lecture de l'année
- Une page "weight wachers": pour noter mes menus et mes points de la journée/semaine afin de les garder quelques part le jour où je ne sais pas quoi cuisiner.
- Je garde des double page "blog": pour écrire les prémices de mes articles à venir.
- Je note mes temps de sommeil et leurs qualités
- Je colle les étiquettes des marques que je découvre et que j'aime
- je colle les tickets de cinéma, de concert ou de spectacle

J'aime le feuilleter, le remplir petit à petit, et je pense déjà au 31 décembre 2018, quand je l'ouvrirai et regarderai l'année écoulée.





Ensuite, je craque pour de nouveaux produits, cher et pas indispensable. Mais tellement booooon. Cette année,  je craque pour le très à la mode thé et tisane LES DEUX MARMOTTES

Je craque pour leur thé aux épices et leur tisane détox. Je sais, c'est complétement consumériste et bobo. J'assume. Leurs thés sont à tombé et me font du bien, au moins au moral et c'est déjà ça!







Je regarde trop les youtubbeuses. Je craque aussi lâchement pour les bougie que je n'allume que l'hiver. Mes préférées restent celles à la cannelle (au grand désespoir de chéri) et le soir devant ma cheminée et mon livre, mes pieds dans mes chaussons je me laisse aller à l'odeur de la bougie....










Je dépense les sous que je n'ai pas dans VINTED.  
 
Le plaisirs de chercher des pièces particulières, pour pas trop cher. Mon dernier achat? Un basic de chez Isabelle Marrant pour 13 euros et une paire de botte à 3 euros. En plus de me faire plaisirs, c'est écologique et engagé. Vous ne donnez pas vos sous à de grandes multinationales qui emploient des enfants ou des esclaves, et vous payez moins cher, tout le monde est gagnant...



C'est juste de nouvelles habitudes. Des petits changements, des petits trucs qui tue ma routine. Ils s'ajoutent à l'achat des tasse de saison de l'année dernière, au journal Khiels que je remplie de temps en temps et au thé de 14h, pause obligatoire avant de remplir mes obligations.

Bien sur, pourquoi attendre le 1er janvier? Parce que sinon on ne le fait jamais. Parce que symboliquement c'est un renouveau, parce que c'est la page blanche du nouvel an... 

C'est doux comme un jour nouveau, rempli de promesses. Et ça me conforte, réconforte avant d'affronter le monde de 2018...

















lundi 1 janvier 2018

Ma rencontre avec Sophie Cluzel ou comment prendre sa part

Il y a quelques temps je vous avais demandé de relayer une lettre à deux secrétaires d'Etat pour pouvoir les rencontrer et leur parler de notre projet de MAM.

Cette rencontre a eu lieu le 21 décembre dernier. Je ne vais pas vous relater ici, ce qu'il s'y est dit et ce qu'il s'est passé. Juste vous dire merci. Et vous dire que nous avons obtenu un soutien de Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat au handicap, qui nous a mis en lien avec des associations et des élus, propices à nous aider. Nous restons en lien et notre dossier et suivi par un de ses plus proche collaborateur. 

Ce que je voudrais dire ce cette rencontre c'est qu'elle a appuyé de façon certaine ma vision de la politique.

Je crois en la politique, au sens littérale du terme. La politique, vient du grec "politiké", qui signifie science de la cité.

La politique, c'est avant tout l'affaire de tous puisque nous appartenons tous à la cité, à la société. Alors bien sur, on pourrait se dire que voter est notre acte citoyen, mais je crois que notre action ne s'arrête pas là.

"Prendre sa part", tel est le dicton du mouvement Colibris, mené par Pierre Rhabi. Tel est mon vœu pour la société en cette année 2018. Je pourrais espérer la paix dans le monde, plus d'argent, etc... Mais je souhaite juste que chacun prenne sa part.

Je crois qu'ensemble nous pouvons changer la société. Avec Brigitte et Carole, nous avons eu cette idée: créer un lieu pour les tous petits pour faciliter l'inclusion des enfants en situation de handicap. Elle résout en un lieu plusieurs problèmes que posent le manque de place des petits qui sont touchés par un handicap.

Nous sommes arrivées avec des idées auprès des politiques, sans nier les problèmes que cela posent. Nous avons été entendues et accompagnés le temps d'une rencontre auprès d'un dirigeant. Et c'est, à mon sens, leur rôle. Sophie Cluzel, et son équipe, nous ont prouvé, que l'on peut être en haut de la pyramide et soucieux de ce que rapporte le terrain.

Nous voulons tous une société plus juste, plus à notre image. Mais nous ne pouvons pas attendre d'une centaine d'hommes de trouver les solutions et de comprendre ce qu'il se passe "en bas", terrain que pour beaucoup ils ne connaissent pas.

Je souhaite qu'en 2018, nous mettons tous à  jour, une idée, un projet, quelque chose qui pourrait changer quelque chose qui ne fonctionne pas. Nous avons tous, entre les mains des solutions. Je pourrais dire "le changement c'est maintenant" ou "yes we can". Je dirais surtout, "prenez votre part"...

Je vous souhaite une belle année, de réalisations personnelles mais aussi de réalisations sociales.
ENSEMBLE

dimanche 31 décembre 2017

2017: l'année du cocon

31 décembre: c'est le jour du bilan. Je fais mon carnet, j'y colle mes désirs de l'année dernière, je relis mes écrits, je fais le point, et j'analyse un peu tout ça

Cette année fut donc l'année du cocon. Dans tous les sens du terme: je me suis enfermée pour murir. Murir moi et mes projets. J'ai pris le temps de me connaître aussi, de savoir ce que je voulais, et pourquoi j'étais faite.

Après 365 jours de mouvement interne, je pense que je fais une crise de la quarantaine sereine. Je me trouve, je m'accepte, j'accepte aussi de ne pas être aimée. Je prends des risque. J'accepte d'être moi. Je comprends aussi que s'aimer n'est pas une marque de prétention mais de lucidité.

Il y a des choses qui se sont passées cette année, qui me paressent loin, d'autres bien plus proches. 

Je suis tellement contente d'avoir fait tout de suite le bon choix de collègues pour la MAM: Brigitte et Carole sont tellement formidables et me comprennent en un clin d'œil. Je sais que nous sommes faites du même bois. 

Mes stages m'ont ouvert les yeux sur ce pourquoi je suis faite: si mon don est l'accompagnement des enfants, je ne suis pas faite pour l'école, mais bien pour les tout petits. Il a fallu pour ça que j'abandonne mon désir de reconnaissance, et que je comprenne l'importance de travailler aves le premier âge: poser les bases, celles sur lesquelles ils vont s'appuyer toute leurs vies.

Je suis faite pour construire et innover, pas pour obéir (Merci Lauriane de m'avoir fait comprendre ça), J'ai besoin de travailler, mais aussi de temps de recul, d'observation de ma vie. Je suis une solitaire qui a besoin du monde pour se sentir humaine.

Cette année fut les dix ans de notre amour avec chéri. Ce fut une année riche en rencontres, la  Christophe et Matthieu, l'arrivée de Gipsy... Mais aussi quelques regrets, les Julie que je n'ai pas pu voir, Lauriane que je ne vois que trop rarement, certains qui indéniablement m'ont déçus... 

Il y a eu M, les bonnes surprises du ministère, la MAM qui avance dans nos tête et sur le papier....

Et puis il y a moi surtout.
Moi qui grandit.
Moi qui vieillit.
Moi qui me trouve.
Moi qui vais franchir le cap de la moitié de ma vie cette année... 
Le meilleur est à venir (merci Mathou pour cette phrase si juste.)

Il y a une page blanche qui s'annonce.
Des pages à remplir.
Remplir le livre de ma vie.
364 jours pour aimer et construire.