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mardi 21 décembre 2010

Malaaaaaaaaade

Rien de grave. Une bonne crève refilée par ma fille, juste le genre de chose qui vous cloue au lit.... Je me suis levée vers 10h ce dimanche matin, et je me sens déjà faiblarde... mais c'est le froid du matin, alors entre mon réveil et le froid de la maison, dans un quart d'heure ça ira mieux.



Mais un quart d'heure plus tard malgré le calin-calin avec chéri et Eloïse, je ne me sens toujours pas mieux. Bien au contraire. Chéri fini par se lever et va chercher du pain à la boulangerie. Il est partie depuis 5 minutes et ça me semble une éternité et être seule avec ma fille pendant ce temps là me semble bien difficile. Quand enfin chéri est de retour, je lui indique mon état fébrile...

- Oui mais tu pourrais...



Me revient alors en mémoire les "dimanche-maladie" de chéri: Les grognements, les plaintes les "ne me parle pas", "ne me touche pas", les "je vais mourir" et autres "j'aime pas être malade..." (parce que moi je connais pleins de gens qui adore ça être malade...). The eye of the tiger s'éveille alors en moi:

- Non. Aujourd'hui, je ne suis pas opérationnelle. je suis malade tu gères tout.



Je suis d'autant plus vache que nos voisins doivent passer pour l'anniversaire Eloïse. Mais ça fait des mois que B. Sous-entend que je ne fait pas grand chose la journée pendant qu'il est au travail. Donc voyons voir quel rendement il a lui.



Heure du biberon. Chéri est en train de faire la vaisselle pendant qu'Éloïse hurle de faim dans son lit.

- Chéri! Faut faire le biberon.

- Oui.

Cinq minutes passent et je n'entend toujours pas de biberon en route. Sympa, je donne son médicament à ma fille.

- C'est bon? Je me risque...

- Attend, j'ai pas fini la vaisselle

- Ah bah oui mais Eloïse a faim

- Bah elle va attendre

- Euh... quand tu es bébé et que  tu as faim tu n'attends pas...

- Bah si les biberons étaient lavés aussi...

Je ne relève pas le sous-entendu car je serais obligée de lui rappeler que le responsable de la vaisselle c'est lui et qu'il n' a pas de linge en retard (de ma responsabilité...).



5 minutes plus tard, chéri me tend le biberon.

- Je suis malade. Tu lui donnes?

- Oh bah non... J'ai pleins de trucs à faire

Ce qui me fait rire c'est que il suffit d'un éternuement, pour qu'une interdiction massive de le toucher me soit imposée. Je dois désinfecter, les tétines limite trois fois par jour et chéri me surveille de près quand je test le biberon d'Eloïse. Mais là, ça n'a pas l'air de le déranger, que je donne le biberon à notre bébé avec tous les jolies microbes qui courent le long de mon corps.

- Et moi, tu crois que je fais comment la semaine?

- Bah tu fais pas la vaisselle.

Coup bas de mon adversaire.

- Non mais je fais le reste. Et ça me demande du temps aussi.



Pas de réponse de l'intéressé. Il redescend. Chéri met l'aspirateur en route en guise de défaite de la bataille. Mais je sais que la guerre n'est pas fini...

- Tu devrais aller faire les courses avant.

- Non. c'est dégoutant, on va pas recevoir les gens dans ce bouge'

- Oui mais tu vas partir, ils vont arriver, je pourrais difficilement les accueillir, m'occuper d'Eloïse et faire des crêpes.

Chéri s'en fout et passe l'aspirateur. Quand j'entends un "OOOOOOOOOOOOHHHHHHHHH FAIS CHIER...." Je ne demande pas ce qu'il se passe parce que mon petit doigt me dit que ça va être de ma faute. Au même moment les voisins frappent à la porte. Chéri leur demande un quart d'heure. Bon je descends faire les crêpes. Eloïse commence à être fatiguée, pas sur qu'elle tienne jusqu'au retour des voisins. Je remarque les deux paquets qu'on déposé les voisins sur la table. Nous n'avons rien à offrir aux enfants en retour. Nos voisins ont trois enfant. Deux garçons de trois ans et demi et deux ans et demi et une petite fille de 18 mois. J'envoie chéri chercher des oeufs en chocolat. Chéri râle mais je tient bon. Il part.



Entre temps les voisins passent. Je m'efforce de sourire, ils ont offert une très jolie robe et un grosse peluche qu'Éloïse adopte immédiatement. Moi qui adore avoir du monde à la maison je prie intérieurement pour qu'ils partent vite et que mon lit vienne à moi. Dieu entend mes complaintes, une demi-heure plus tard, je retrouve mon lit. Je couche Eloïse et m'endors aussitôt.

Mais ma fille ne l'entend pas de cette oreille. Une heure plus tard, Eloïse hurle de faim. J'attends de voir combien de temps chéri va mettre pour s'en rendre compte mais au bout de dix minutes j'ai pité de ma fille.

- Tu lui fait son biberon?

- Pfffff...

Il bouge. Je donne son médicament à ma fille. Et chéri me re-tend le biberon. Je le donne sans broncher mais c'est là que s'arrêtera ma contribution. Je couche Eloïse à coté de moi. Nous regardons quelques livre. Cela l'occupe pendant une bonne demi-heure et elle s'amuse à essayer de tourner les pages. Ma fille est un génie mais elle a envie de jouer. Je propose à chéri de la mettre sur son tapis de jeu. Qui est au pied de mon lit.

-Ppfffffff.....

Chéri s'exécute. Je crois qu'il a compris que là, j'étais pas d'humeur.

- MMMMMMMHHHHHH... s'adresse t-il à sa fille... t'aurais pas fais un gros caca toi, des fois?

Un regard en biais vers moi. Trop tard. T'as perdu chéri. C'est toi qui t'en es aperçue. C'est toi qui la change.

- allez....

Il a beau me faire sa tête de chien battu, je reste inflexible. "c'est toi ou elle reste dans son caca"

j'ai gagné. Chéri part avec sa fille dans un "pffffffffff"" pour la changer. J'entends des "aaaaaahhhhh..." et des "olala" mais il ne me vient pas me chercher. Dieu merci.



Eloïse ressort avec un pyjama propre et un sourire fatiguée. Je la recouche dans sa poussette en priant pour qu'elle s'endorme mais Eloïse est dans une forme impitoyable. Je prie encore une fois un endormissement massif mais Dieu a décidé de n'exaucer qu'un seul vœu par jour. Même ses éclats de rire me sont insupportables.



Chéri me demande: "Crevettes ou hamburger?". J'ai envie de répondre "doliprane et rhumex" mais un "je m'en fout" fera l'affaire.

-on fait des patates avec des hamburger".

-"Non c'est bon"

- Mais les patates sont en train de pourrir

- Bah alors ça peut attendre jusqu'à demain

Chéri me fait un discours sur les patates qui germent dans notre cuisine mais déjà les frissons qui me traversent le corps me bouche les oreilles. Et puis chaque semaine, pendant les courses il me ramène 1kg de patate alors il faut bien s'attendre à ce qu'elle germent si on ne nourrit pas la cantine scolaire de notre village.Mais je n'ai pas envie de me battre. "fais comme tu veux".



Il se décide à ne pas faire les patates alors que sa fille se décide à dormir. Je la couche. Je vais au toilettes où je croise une boite de doliprane pas totalement vide ce qui est un petit miracle chez nous. Oh et puis juste derrière une boite de rhumex; Mais pourquoi est-ce que j'ai eu envie d'aller au toilette juste à 21h, moi??? Je prends mes petits medocs et un quart d'heure plus tard, je reprendrais bien des patates sautés dont je n'ai pas voulu tout à l'heure.... Bon... Tant pis.



Et donc me voilà à minuit avec la pêche d'enfer que j'ai cherché toute la journée et... Chéri est épuisé par sa journée!!!! Mais comme je suis une gentille fille je ne lui ferait pas remarquer que ça à été ma vie au quotidien pendant des mois... En attendant, je vous livre un billet tout chaud tirer du fond de mon lit qui a finalement été mon meilleur allié aujourd'hui...