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lundi 22 août 2011

A ma copine Poids Plume... et à toutes celles qui se posent des questions

Ma copine Poids Plume n'a pas d'enfant. Oh, ce n'est pas qu'elle n'en veut pas, c'est juste que ce n'est pas le moment.





Bon comme elle a déjà fixé la date de départ pour mum's land et que la sortie d'autoroute n'est pas si loin, poids Plume se pose beaucoup de question sur sa futur maternité.... Partagée entre excitation et terreur, elle vient discuter avec nous sur facebook pour se rassurer (là, je ne suis pas sure que ce soit le choix le plus judicieux de la terre... mais bon)

Comme je lis pas mal de blog en ce moment qui explique que faire un enfant c'est l'apoplexie du bonheur et que le jour où tu accouches, ta vie n'est plus pareil puisque c'est simple, le pays des Bisounours à coté c'est l'enfer niveau 4... Je voulais expliquer à Poids Plume, toute la complexité de cet état.


D'abord tu tombes enceinte. Et là déjà, rien que cet état est annonciateur de ta vie de mère. Tu portes la vie! C'est magnifique! Ton rêve va se.... glurbs.... réalisé....

Voilà.... tu es prise entre bonheur intense, hormones qui s'agitent et doutes imperceptibles (et vomissements un peu des fois aussi).

Puis les mois passent, tu sens bouger ton bébé, le bonheur s'intensifie, comme les hormones (qui te font pleurer devant Master chef) et les doutes.

Puis les premières contractions arrivent. Bon là pendant quelques heures sous l'effet de l'ocytocine, tu es juste, une version humaine de Casimir (sans la peau orange et sans la queue, mais sinon au niveau de la forme... C'est à peu près ça), tu deviens une boule de bonheur. Chéri s'occupera des doutes. Quand aux hormones, t'en fait pas pour elles se souviendront de toi dans quelques jours....

Et puis les hormones baissent, tu commences à pleurer tout le temps, tu ne dors plus, tu manges quand tu peux, tu te laves quand tu peux, tu as l'impression, de ressembler à Casimir avec les seins de Lolo Ferrari, seins justement, qui se sont transformer en 21 jours en douleurs (non ce ne sont plus de seins mais des douleurs, je te dis), tu connais tous les numéros des pédiatres, généraliste, urgences pédiatriques par cœur tellement le moindre battement de cœur irrégulier te fait peur. Et là tu te dis "Mon dieu, non, je ne fais pas d'enfant! J'adopte un chien!"

Et bah non. Parce que malgré ça, tu es en amour devant ton enfant. Au moindre battement de cil tu appelles "enfants magasine" pour les prévenir que "oh, miracle, à 1 mois tout juste, il sourit en battant des cils, il faut venir faire un reportage, vite", tu passes des heures à le regarder en te demandant comment tu as bien pu faire ça, tu aimerais presque te relever la nuit pour lui faire un câlin si tu n'avais pas de sommeil de retard.... Bref tu es en amour devant ton enfant. Un amour que tu ne connaissais pas avant et qui te surprend tellement il est intense et enveloppant.

Alors bien sur, on te dira qu'il faut lui donner ce qu'il y a de meilleur pour lui:le sein, le biberon, l'écharpe, la poussette, la crèche, la nounou, la maison, les grands-parents, sa maman, l'école, privée, publique, la maison.... Toutes les écoles tenterons de t'attirer dans leur gironds pour faire de toi une de leurs adeptes.

Mais la meilleure école que tu pourras lui donner c'est la tienne. Les briques seront faites de tes incertitudes, de tes joies, de tes doutes, de ton amour, de tes impatiences, de ton émerveillement; de tes énervements, de ses éclats de rire, des tes découragement, de ta solitude, de tes lassitudes, de la vie.

Parce qu'avoir un enfant, ce n'est pas entrer dans le monde des bisounours, c'est entrer dans la vie. La vraie.

Dans la réalité 5 minutes avant le gamin pleure, le père fait la gueule et la mère console en revant d'être seule sur une île deserte en sirotant un mojito