Et on se rencontre???

Suivez-moi sur Hellocoton
Retrouvez mowgouaille sur Hellocoton

lundi 17 octobre 2011

Avoir un deuxième ou pas?

Ma copine Lau est en plein accouchement, là à l'instant où je vous parle.

Ce qu'il faut savoir de ma copine Lau, c'est que c'est ma meilleure coupine. Bon. ça avait pas super bien commencé dans notre histoire: on bossait ensemble, elle se trompait dans l'écriture de mon nom et de mon prénom, mais bon je ne lui en n'ai pas tenu rigueur, on a sympathisé et on ne s'est pas perdu de vu. On a immigré toutes les deux de Lyon à la capitale, et comble du bonheur, on est tombé enceinte à dix jours d'intervalle.

Ma crevette est née le 3 décembre,  son poussin le 15. Et vogue nos galères.

Mais Lau, a fait un deuxième.

J'avoue que quand elle me l'a annoncée, ça m'a fait tout bizarre. On avait vécu notre première grossesse à deux, et là, elle nous abandonnait nous, moi et mon ventre vide , comme un kleenex après usage...

Bon je vous rassure, le fait de pouvoir boire des mojitos m'a consolé très vite.

Bref. Maintenant que la voilà prête à éjecter le petit dernier (un peu en même temps que Carla vous noterez...), je suis toute contente d'être une marraine de cœur une nouvelle fois mais forcément je me pose la question du petit deuxième.

Chéri n'en veut pas, mais s'est rangé à mon avis pour la première alors je pense qu'avec le temps c'est discutable.

Moi pour le moment, je ne me vois pas avec un deuxième. Éloïse je la trouve encore petite, et j'ai envie de profiter d'elle encore un maximum, à temps plein. Mais j'avoue que quand elle aura 5 ou 6 ans, j'aurais peut -être envie d'avoir une seconde grossesse paisible et partagée, chose que je n'ai pas connu à la première...

Peut-être que je n'en aurais plus envie non plus...

Mais du coup ça me pose pleins de question sur le statut de l'enfant unique.

D'abord, pour elle. Chéri est fils unique et heureux de l'être. Mais je m'angoisse de me dire qu'adulte, elle sera seule à gérer notre vieillesse et notre dépendance. Même quand ça se passe mal dans une fratrie, la prise en charge des parents quand on est deux ou trois c'est quand même une chance.
Ma propre mère vit ça en ce moment avec ma grand mère, et même si elle ne sont que deux sur trois à s'en occuper, pouvoir s'appeler, savoir qui la prend pendant les fêtes et partager sa douleur, c'est une chance.

Et puis moi je suis née cadette dans une fratrie de trois. Si avec mon frère ainé, les rapport sont froid (comment dire? sur une échelle de 0 à 10 je noterais nos rapport à... -12), avec mon petit frère, nous avons chercher à nous rapprocher ces dernières années et depuis qu'il va devenir père, je me sens inclue dans sa vie. Et retrouver ce rapport là avec son frère, je trouve ça très beau.

Parfois je me  dis que la priver de cette chance là, c'est un peu égoïste... et ça me questionne aussi.

Maintenant Eloïse s'est imposée dans ma vie alors que je prévoyais de faire un tour du monde. J'ai eu cette chance que tant d'autres n'ont pas eu d'avoir cette petite fille merveilleuse... Alors je me trouverais bien ingrate de venir me plaindre de pas de second...

Et puis, parfois je suis tellement complice avec elle que je me demande aussi si tout ce temps qui lui est entièrement consacré ,  si je dois le partager par deux, est-ce qu'il sera aussi fort? Est-ce qu'il ne vaut pas mieux un sentiment fort et plein si je ne me sens pas de consacrer autant de temps à un deuxième, avec autant d'intensité?

Je sais que petite, j'ai souffert de ce manque de temps, ce manque de complicité avec ma maman. On faisait les choses à trois, indépendamment des besoins de chacun. Je n'en veux pas à mes parents, ils n'avaient pas moyen de faire autrement mais suis-je sure de vouloir imposer la même chose à mes enfants?

Alors pour l'instant, je crois que je ne suis pas prête pour un deuxième, préférant consacrer tout mon temps à la crevette, lui être entièrement dédiée... Mais j'ai aussi envie de laisser la porte ouverte à d'autres possibilités...

Alors deuxième ou pas deuxième.... tel est la question....