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mardi 18 octobre 2011

De la solitude...

Je vous parlais l'autre jours de mon envie de retourner dans la vraie vie...

Je me suis questionner sur cette volonté de tenir mon blog, de m'enfoncer dans cette vie virtuelle.

La vérité est que je suis bien seule. Personne à qui parler de ce qui me mine. Ma famille est loin et distante. Mes amies habitent loin et je les vois peu. Je suis cruellement seule.

Ce soir mon amie a accouché d'une petite fille. Je suis heureuse pour elle mais la question du deuxième qui se pose et un amoureux qui ne veut pas poser le problème, qui refuse d'en parler.

Une grand-mère adorée qui prend la direction de la mort. Juste ma maman inquiète qui me partage sa douleurs sans jamais me demander moi, comment je peux bien le vivre.

Oui, je suis bien seule. Alors ce blog comme un coin de table deux, trois copines qui partage un mojito virtuelle et l'illusion de ne plus être seule.

Oui, la solitude ne concerne pas seulement les personnes âgées, elle peuvent toucher aussi les mères de famille qui s'isole par amour.

Je vis aujourd'hui une vie que j'ai rêvé. J'ai la maison, ma petite fille, un amoureux. Pourquoi se plaindre hein? Parce que je le paye cher. Je suis seule tout le temps, je ne peux pas parler "pour de vrai" avec ceux qui m'entoure. Soit pas assez proche, soit trop éloigné. Je gère les sentiment comme un portefeuille ministériel. J'écoute ceux qui ne vont pas bien, conseille, rigole, me cache derrière mon humour décapant. Mais je suis toujours seule.

Je sais que beaucoup de mamans ouvrent des blogs pour tromper leurs solitudes. Je trompe la solitude comme on trompe un homme: en se mentant, en lui mentant, en faisant semblant sans cesse.

Je suis quelqu'un qui a besoin de beaucoup de temps pour décrire quelqu'un comme un ami. Alors je ne me confis pas ou peu. Et je m'en veut quand j'explose auprès de "presque" inconnu parce qu'il faut que ça sorte...
Paradoxalement, Je me livre ici, où de vraies inconnues me lisent. Je ne sais pas ce qui me pousse à faire ça. Peut-être justement pour ne pas exploser. Je me confierais bien à un thérapeute mais ce dont j'ai vraiment besoin c'est de mes amis. Pouvoir parler de tout assez librement dans une confiance absolue et sans jugement, sans conseil.

Juste qu'on m'écoute et et qu'on sèche mes larmes.