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mardi 3 janvier 2012

L'ultime cauchemar

Je rentrais du cinéma.

On était aller voir Intouchable avec chéri.

C'était une bonne soirée, là, l'air était doux. Je suis rentrée, j'ai pris un bain et je me suis couchée.

J'ai pianoté un peu sur l'ordinateur, puis je me suis souvenue que j'avais promis un feu d'artifice pour l'anniversaire de ma copine Aurélie.
Je cherche une image, je vais sur yahoo. 


Et je tombe sur cette nouvelle terrifiante. J'en ai les jambes coupées. Cette jeune femme là. Connue pour une raison qui n'a pas d'importance. Sa maison a brulée et ses deux enfants sont morts. Deux tout petits, dont l'un a l'âge d'Éloïse.
Je suis d'abord choquée. Je ne sais pas ce qui me choque le plus: l'annonce de cette tragédie ou le fait que ce soit jetée en peinture là sur le net, là où tu n'as pas d'autre choix que d'apprendre la nouvelle, violemment, sans respect de ce drame, de ce cauchemar.

J'ai honte de ce titre qui me dévore les yeux et que je ne peux quitter du regard.

Cette jeune femme, je l'ai croisée à l'époque du jeu, dans une baraque à frite. Les enfants courraient partout. Il y avait Éloïse et nous, d'un coté et eux et leurs couple d'amis de l'autre. Le petit garçon avaient quelques mois de plus qu'Éloïse et tenait bon l'éveil pendant que la crevette s'endormait au milieu du charivari.

Je ne me souviens pas des plus grands, juste que ça courait beaucoup, et que nos regards s'étaient croisés. Je lui avaient sourit en disant, "c'est la soirée crèche ça tombe bien". Ça l'avait fait sourire en retour.

Voilà ces quelques échanges de regards et de sourires, de mots, et c'est tout. 

Du fait, de ce souvenir de ce petit garçon, de sa résistance au sommeil, emmitouflé dans son gros gilet en plein été, le contraste entre sa peau métissée et son désir de communiquer, et la peau laiteuse de ma fille, tout endormie dans sa poussette, m'envahit. 

Ce sourire, ces enfants, ce drame... Je ne sais plus quoi écrire.

Peut-être juste me taire et aller embrasser Éloïse.