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samedi 28 avril 2012

Des bas d'idéés....

Je lisais hier ce très juste article d'Emilie Daffis. Et je voudrais lui répondre.

Après une après midi houleuse a discuter avec des internautes qui ont des idées que je ne peux accepter, me voilà a réfléchir sur le mot tolérance.

Oui, parce qu'il y a un moment où dans la conversation, j'ai voulu tourner court. Mes adversaires, sachant très bien où toucher en faisant mal, m'ont sortie le sacro-saint "tu te dis tolérante mais dès qu'on tient des propos qui ne te plaisent pas tu fermes la discussion".

Alors quoi? Parce qu'on accepte que les autres ne pensent pas comme nous,  parce qu'on se dit que si on veut faire changer les avis sur l'immigration, on doit accepter que chez soi, sur sa page facebook, sur son blog des gens tiennent des propos tel que "c'est trop facile de venir accoucher en France juste pour avoir des papiers" ou "ils crachent à la gueule de notre pays, et il faudrait les accepter".

Moi je dis "non". Je pense qu'on peut discuter avec les gens qui viennent des extrêmes mais pas accepter des propos qui ne sont pas tolérants, des propos qui n'ouvrent pas à la conversation, à la discussion. 

A partir de ce moment là, ce n'est plus une question de tolérance mais de dignité, de respect pour ses propres valeurs et d'honnêteté avec soi-même.

Je pense que les personnes qui se reconnaitrons dans cet articles se désabonnerons de ma page. Je m'y attend. Même si ça m'attriste, parce que ça n'enlève en rien à leurs qualités humaines, et à de réels bons souvenirs que j'ai avec elles, je ne peux décidé moi toute seule de ce qu'elles peuvent accepter ou non.

Enfin, pour tout ceux et toutes celles qui pensent là tout de suite:

"C'est facile, elle vit à la campagne, elle ne sait pas ce que c'est de vivre en banlieue, c'est facile de  voter à gauche..."

Juste, je voudrais vous signifier que j'ai grandis dans le 93, dans un collège de ZEP. Ma mère ayant un poste peut enviable, passait son temps à se faire insulter, sur les murs du quartier, étaient inscrit mon nom suivit de "la pute", je me suis faite agresser plus d'une fois et je me suis même retrouvée avec un flingue sur la tempe. Alors oui, votre réflexion sans savoir est extrêmement blessante au vue de ces faits.

Mes débuts dans ma vie d’électeur ont ressemblé à ça. Mais j'ai toujours eu conscience, que ce n'est pas ces petits cons qui devaient décider de l'avenir politique de mes copines Hayet, Samira, Leïla, ou Asia. Parce que elles, elles avaient envie de leur casser la gueule à ces mecs là. Parce qu'elles avaient envie de bosser, d'être médecin, avocate ou institutrice. D'avoir leur carte électorale, et de prendre part à la vie politique.

Voilà, pour toutes ces raison je continuerais, pour celles qui le veulent, à discuter dans un climat de confiance et de tolérance sur ces sujets épineux... Oui je continuerais à penser naïvement que discuter avec des personnes du front nationale, c'est les amener aussi à voir que nous ne bougeons pas dans nos propos et que dans les familles issue de l'immigration (dont je fait partie, dont ma famille fait partie, dont ma fille fait doublement partie), il y a comme partout des cons.

Et que malheureusement l'égalité se trouve partout... Il y a autant de cons dans les populations issue de l'immigration que dans le reste du monde. Malheureusement.