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mercredi 16 mai 2012

On est toutes les mêmes

Non ce n'est pas un billet sur l'égalité des chances, ni même sur la lutte contre le racisme. Non. Je parle de nous, les mères.

Et oué. J'ai accueilli ma copine Clara aujourd'hui. Clara a un petit garçon de 6 mois. Et j'ai écouté, entendu, tout ce que j'ai pu dire, endurée, souffrir en silence après la naissance de ma crevette: la difficulté de la grossesse, les douleurs, le corps qui se modifie, le corps qu'on ne reconnait plus, l'impression d'être seule, de ne pas reconnaitre l'autre avec qui on tant désiré cet enfant, de ne plus se comprendre, de ne pas être "à part égal", le bouleversement hormonale et psychique de l'enfantement, de la grossesse...

Alors pourquoi, si nous passons toutes par là, pourquoi avons-nous tant de mal à en parler? Pourquoi, nous sentons nous si à part? Si "pas normal"? Si honteuse?

Pourquoi, continuons-nous à subir les "c'est le plus beau moment de la vie"? Les "C'est que du bonheur"?

Nous les femmes, je pense que nous sommes coupables de  cette inquiétude que l'on ransmet à nos filles, à nos amis... Par peur que ça repousse l'envie d'avoir un bébé, on continue de véhiculer des idées fausses et ridicules. 

Les grossesses merveilleuses, les accouchements rêvés, les post-partum faciles à vivre, sont rares. Physiologiquement entre les hormones, la fatigue, les changement radicaux de vie qui se font en quelques minutes, quelques heures, quelques jours, tous ces bouleversements qui nous forcent à tout remettre en question, y compris nous. Surtout nous.

Ça n'enlève en rien, l'amour que l'on a pour cet enfant, qui se construit et qui n'a pas de règle de construction.

Sachez-le, la seule leçon que j'ai apprise de ma maternité est qu'il n'y a pas de règles... Chacune la vit comme elle veut et surtout comme elle peut. Bien sur il y a des écoles, des croyances, des mères qui sont sures que leurs choix sont les meilleurs et qui essaieront de vous convertir. C'est leur façon à elles de se rassurer face à ce bouleversement. Mais moi, je crois, que ce n'est pas le choix de donner le sein ou non, de mettre des couches lavables ou non, de faire l'école à la maison qui vous promettront une assurance "bonne mère".

On est toute les mêmes. Quelque soit nos choix.  On regrette nos seins fermes, nos ventre plats, on se trouve trop laxistes, trop sévères, on regrette notre manque de séduction auprès de nos chéris, notre sex-appeal, le temps où les hommes se retournaient sur nous dans la rue.

On regarde les autres mères qui s'en sorte tellement mieux que nous avec leurs mômes, si sages, si propres, elles ont l'air tellement organisées, tellement belles. Sans savoir que derrière leurs sourires rougealèvré, se cache les mêmes doutes que nous, les mêmes peurs, les mêmes angoisses.

Juste un petit post pour vous dire qu'on est toutes les mêmes. Qu'il faut lâcher nos culpabilités, les bons mots pour rassurer et juste dire: "Oui c'est dur, c'est bouleversant, troublant, déchirant. Mais tout ça donne un sens à la vie. Une vie plate est une vie qu'on ne vie pas. Un enfant ça met tout en suspend, ça vous créé des doutes, ça remets en questions toutes vos certitudes. Et en même temps c'est ce qui vous dit que vous êtes vivants."