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lundi 13 août 2012

Avortement et confort

J'ai lu ce week-end ces deux articles sur l'avortement. et

J'avoue avoir été un peu choquée tant par les articles que par les commentaires. Pourtant j'aime vraiment ces blogueuses, je les lis souvent, je ne juge en rien ce qu'elle pense mais je me suis sentie moi, jugée.

En janvier 2007, je rencontre chéri. Le début de notre histoire n'est pas très sérieuse, on voit les choses au jour le jour. Ça ne nous empêche pas de nous protéger. Il ne veut pas d'enfant, c'est très clair, donc je n'imagine pas continuer longtemps avec lui...

En mai 2007, j'ai du retard. Moi qui suis réglée comme du papier à musique, je fait un test je suis enceinte. Je sais très bien de quand: un préservatif coincé, j'ai bêtement pensé que ça passerait. 

3 mois que je suis avec lui, je ne sais pas où on va, je suis en train de changer de boulot et je sais qu'il n'en veut pas.

Je prend rdv pour un avortement. Dans mon malheur, j'ai la "chance" d'être en début de grossesse, la pillule suffira, je n'aurait pas besoin d'un curetage. Le médecin me rassure en me disant que pour l'instant ce n'est pas un embryon, c'est un amas de cellules, je me raccroche à ça. Je suis  seule, très seule... Une seule personne m'accompagne et sait à ce moment là la vérité. 

La prise de comprimé est douloureuse. Je perds énormément de sang, j'ai mal à en mourir, j'ai l'impression que je ne m'en remettrais jamais. 

J'ai encore du mal à en parler... J'ai toujours cette impression de faire quelque chose de mal... Mais je joue la maline, la forte. "C'est mieux comme ça", "j'ai pas le choix" ou même "c'est mon corps je décide..."

Je ne regrette pas mon choix. Aujourd'hui je suis restée avec chéri. Si j'avais garder cet enfant, il ne serait pas resté. J'aurais élevé cet enfant seul, et tout aurait été compliqué tant par le fait de l'élever seule que par le fait d'avoir les moyens.  J'en ai récupéré un myome, qui m'empêche d'avoir facilement des enfant. Pour moi c'est la cicatrice physique de cet avortement.

Parce que je ne peux laisser parler d'avortement de confort. Un avortement c'est dur, douloureux, on prend des risques, on a mal, on en chie, et dans notre tête, ce n'est pas si simple. Notre corps est marqué. Notre esprit est maqué. On n'oublie jamais.

Il n'y a pas, à mon sens, d'avortement de confort. Il y a à mon sens, quelques femme hystériques qui préfèrent souffrir pour s’occupe d'elles. Mais c'est une poignée. Le reste sont comme moi. Elles jouent les fortes en se disant que "ça passera", qu'on leur foute la paix vite, qu'elles puissent passer à autre chose. Alors on raconte n'importe quoi. 

Et il n'y a vraiment aucun confort là-dedans...





Mon texte n'est en rien un critique aux deux posts précédemment cités. Juste il fait état d'un point de vue, d'une opinion. Chacun a le droit de penser ce qu'il veut...