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lundi 1 octobre 2012

J'ai regardé Baby-boom... et j'ai pleuré.

Je ne regarde pas baby-boom. D'abord parce que je n'aime pas trop le principe ensuite parce je n'ai pas la télé donc ça me demanderait de regarder en replay et que je préfère regarder des émissions que j'ai vraiment envie de regarder.

Mais cette semaine, ici et là, je lisais des posts et des commentaires sur un papa qui avait interdit à sa femme d'allaiter. Du coup, j'ai eu envie de voir par moi-même l'origine de ce choc bloguesque...

Je découvre un papa, pleins d'arguments fondés qui explique sagement qu'il a envie de partager ça avec son bébé. Peut-être oui, est-il maladroit, parce qu'il a peur que son bébé prenne goût au sein.... Alors il l'éloigne. Mais c'est un choix parental fort de dire à un moment "j'ai envie de partager ça avec eux...", symboliquement je trouve ça même émouvant de dire "je veux faire partie de cette relation à trois..."

Je n'y ai rien vu de choquant là-dedans. Lui, donne le meilleur à son enfant à sa façon: sa présence dès les premiers instants, son amour,... Pour combien de père qui se cache derrière un"c'est mieux pour l'enfant" et pense "c'est toujours ça de gagner en nuit."

Et puis j'ai continué à regarder... Et je suis tombé sur ce couple qui a vécu mon histoire avec la crevette. Ces longues minutes d'attentes où on ne voit pas son bébé bouger, ni respirer. Et où on prie pour qu'il crie, qu'il respire.

Pour la première fois j'ai pleuré en repensant à ce moment d'attente. Je me suis vidée de larmes que je retenais depuis presque 3 ans. Ce père qui racontait ça tellement bien, cette attente, cette prière intérieure, et cette litanie qu'on se répète ensuite "l'important c'est qu'il aille bien", mais qui n'efface pas cette angoisse qu'on garde à vie, de ce moment où on a failli le perdre.



Cet histoire, pleins de couple la vive chaque jour. Ils sont parfois bien entouré par les équipes parfois moins. Mais c'est un véritable traumatisme dans la naissance d'un enfant. Attendre de les voir, ne pas savoir s'ils vont bien, ne pas pouvoir les tenir contre soi et ne garder qu'un souvenir horrible de son accouchement.

Cette émotion là me semble tellement plus intense qu'un bout de sein croqué ou non à la naissance. Attendre de savoir si son bébé va vivre ou mourir, pour moi, ça c'est un vrai choc.... Mais peut-être est-ce trop personnel pour pouvoir toucher mes paires...

J'ai toujours été énervé par cette guerre sein contre biberon, et finalement, ici, ça révèle ce que je redoutais. On se choque de se petit qui n'allaitera pas à cause d'un choix partager des parents, mais on reste tranquille devant un bébé entre la vie et la mort. Et finalement on ne retient pas l'essentiel: la joie de donner la vie, de la sauver, et d'aimer un enfant... Peu importe ce qu'il mange.