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mercredi 24 octobre 2012

Visiter Paris ... avec ses sens....

Aujourd'hui la journée avait assez mal commencé puisque la crevette avait 37,9 au levé et une toux assez moche. Comme en prime la veille elle s'était plaint de oreille, avant que chéri ne contacte Necker en urgence pour une mort imminente, je décide qu'elle n'ira pas à l'école.... Mais kidipadécole dit kilagarde...

Voilà je voyais ma journée à Paris me passer sous le nez mais BPBM ont aussi des qualités: à chaque fois qu'on les appelle ils sont ok pour prendre la crevette. On baisse les armes, je suis une mère indigne pleine de culpabilité et de honte mais je suis partie à Paris, la tête basse mais partie quand même. Bon si ça peut  vous rassurer un poil sur ma condition, je n'y suis arrivée qu'à 12h00 et en plus j'ai due passer à la villette pour récupérer mes places pour la géode (d'ailleurs ça s'est remarquablement passé... je vous raconterais j'attends la sortie avec mes jeunes).

Bon pour tout vous dire j'avais envie de sushis. Alors je me suis arrêtée au japonais, chinois, coréen.


Oui je vous montre une carte parce que je n'ai toujours pas compris le liens entre la corée, le Japon et la Chine. Pourquoi pas faire de la cuisine Russe tant qu'on y est.... Bref. J'y suis quand même aller, et j'aurais pas due: c'était pas bon, les sushis sont gros comme mon pouce. 4 sushis, 6 makis, 12,50 euros. En plus j'ai dis trois fois que je ne voulais pas de salade, il m'en sert une. Le serveur me demande 3 fois si je veux boire quelque chose et parait désœuvré quand il me voit partir sans dessert et payer avec une carte pour 12 euros.... Pour couronner le tout il m'installe à une table dans l'entrée où tous mes voisins sont seuls eux aussi. Enfin seul... le type à coté de moi était surtout accompagné de sueur et de vin rouge, l'odeur aidant, j'ai surement due louper quelques saveurs de mes sushis.... Bref quand vous allez à la vilette passez par le Mcdo plutôt que par le sushis qui se trouve en face.

Bref, je ne me suis pas attardée au sushis et je suis aller chercher mes billets donc. Et j'ai été éblouie par la beauté du musée des sciences quand même... Quand on prend le temps d'observer, le musée, l'architecture et la nature font un ensemble incroyablement beau et inattendu...






Et puis après cette éclipse de géode, je croise une classe d'enfant. Ça peut paraitre idiot comme ça, mais là au milieu une enfant en fauteuil. Elle discute avec deux copines, rigolent, le ton monte, elles commencent à s’engueuler parce que "Marion" qui est dans le fauteuil "fait sa chef" (oui j'ai réussi a capter son nom). Elles sont coupées par la maitresse qui leur demande de se mettre en rang. Les deux filles sur pieds filent se mettre en rang mais la maitresse fait signe de ne pas oublier Marion. Ni une, ni deux, les deux gamines font demi-tour pour récupérer leur copine. Juste, elles semblaient avoir oublié le fauteuil et les obstacles.

Et là je me suis dit que quand même, les enfants ils font moins de chichis que nous. C'est tout juste si les gamines faisait cas de ces roues. Elles la traitaient en égale, oubliant jusqu'au non usage de ses jambes. Alors que nous, on est encore en train de se poser la question de savoir si il faut payer nos résidents ou non... J'avoue que des fois on ferais mieux de prendre un peu plus de temps à observer les enfants...

J'ai continuer ma route, laissant Marion et ses copines à leurs sort d'élèves de classe et j'ai continué mon chemin dans ce parc que j'affectionne tant. Le parc de la Villette c'est à la fois un parc et pas un parc. Tu trouves des sculptures, des manifestations, des musées, des librairies, des jeux, et pourtant l'étendue d'herbe et les arbres rougis par l'automne ne laisse que peu de place au doute.

J'ai continué ma route, même si en passant devant la cité de la musique quelques souvenirs de Goldman et de mes copines Armelle, Agnès et Jess me sont revenues en mémoires... Des années de lycée à adulé le chanteur d’envole-moi, à attendre tout une après-midi sur ce même parvis qu'il soit 20h00 et chanter à en perdre la voix.

Mais très vite la ville a retrouvé ses droits. Plus d'arbre, plus de fleurs.... des longues cités populaires qui pour le coup me rappelle Montreuil où j'ai grandi.... Je trouve quelques perles cependant que seule la mixité et les enseignants motivés offrent aux écoles moins favorisées...

Une immense fresque qui m'a fait penser à Kandinky sur le mur d'une école...

 Je continue ma route devant les étalages de restaurants qui témoignent des origines des habitants.... J'aurais due attendre avant de me précipiter sur les sushis... 

Je me faufile dans les plus petites rues, croise des centres sociaux "living social" ce qui me vaut un fou rire avec ma copine Maman Juju... par téléphone interposé!

Je suis étonnée par la diversité de ce quartier... Je croise même:





Un chalet savoyard... Je contourne, je cherche mais qui peut vivre ici??? Je suis éberluée devant cette trouvaille. le fait de croiser Gérard Majax dans la rue de derrière explique peut-être cela mais je reste quand même sans voix... Non Gérard Majax, n'est pas mort. Je l'ai croisé je vous dis.

Ce qui est incroyable dans Paris, c'est que tu peux croiser un chalet savoyard et deux rue plus loin le jardin d'Eden:



Au milieu d'une rue commerçante, tu trouves des petits bouts de paradis où tu te dis que bon, finalement Paris à ce prix là, t'es pas contre...

Je fais une halte à la poste pour envoyer mes cartes à mes bienfaitrices... Je rappelle qu'il n'est pas trop tard pour donner, je peux encore vous envoyer une carte avec ma super signature derrière!!! Mais pour ça faut participer à ma course et envoyer des sous à Jeu te Soigne!

Et en plus elles sont belles mes cartes....


Bref, je continue ma route, et je me dirige sur le quartier de Belleville. Je n'ai pas pris de photos parce que franchement Belleville ça se vit.

D'abord tu es happée par les odeurs. Ça sent les épices, les huiles, tour à tour, le Maroc ou la Corée. Tout le monde se côtoie, se parle, se salue... Même le clochard qui est assis sur le banc est salué par le gérant du bazar, la petite dame du restaurant chinois hèle le pakistanais à 100 mètres, les demandes d’emplois sont écrites au rouge à lèvre sur les murs des commerçants. Ça parle fort, ça traverse n'importe où, personne ne klaxonne, ne s'énerve... Tu es juste "ailleurs".

Je traverse cet "ailleurs" en ayant l'impression de m'être téléportée dans un autre monde, un autre pays mais je suis rappelée à l'ordre par mon portable
- T'es où?
C'est Lauriane qui me pose toujours les bonnes questions.
- Bah euh... je viens de quitter le 19eme pour rentrer dans le 10eme
- Ok. euh... Bah là va falloir  me trouver une station de metro parce que je peux pas te trouver comme ça...

Évidemment pas  une station de métro à la ronde, je cours dans tous les sens pour chopper un nom une rue, pendant que Lauriane rigole de m'entendre perdue dans Paris. Mais bon si j'avais eu un peu de jugeote j'aurais su que la station de métro la plus proche c'est... Bellevillle!!!!

Impeccable, un coca et 20 minutes plus tard, Lauriane est là détendue et souriante, même si elle a passé sa matinée à vouloir que sa fille de 1 an enfile ses chaussures toute seule, avant de s'apercevoir que cette demande était destiné à son fils de trois ans... Oué. Je l'aime ma copine....

On rejoins ensemble le père Lachaise. Ça fait des années que je n'y suis pas venue... Quand j'étais jeune je voulais être enterrée là. 
Puis là, avec mes yeux d'adulte, je remarque les pierres tombales plus serrées que des princes de Lu dans leurs paquets, les allées trop propres, les gens qui ne respectent pas le lieu, les morts, les recueillements...

Je suis à la fois émerveillée devant tant de monde témoin des siècles passés (Géricault côtoit Felix Faure comme un pied de nez à l'histoire) et effrayée par cet amas de mort au plaisirs des touristes et des appareils photos...



 Et puis à ces tombes traités sans ménagement, on passe dans le carré réservé aux victimes de la secondes guerre mondiale, où les statuts les plus glauques se succèdent, où une espèce d'exposition malsaine nous met mal à l'aise.... On fuit. 

On enchaine sur des petites rues en papotant comme si on s'était pas vu depuis 6 mois, on râle, on rit, on s'arrête au starbuck, je goute la potion au potiron, tandis que Lauriane se jette sur un muffin double choco... Nous traversons Nation et Bastille.... Quartier trop touristique à mon gout, même si je reconnais quelques places qui ont servis dans des films hollywoodiens comme symbole du romantisme absolue....




Nous rejoignons châtelet avec nos petits pieds et nous nous séparons au metro, après cet après-midi bien remplie... Dans le train, je m'aperçois que je n'ai même pas appeler pour savoir comment allait la crevette... En même temps elle me dit qu'elle s'est éclatée chez papé et mamé.... Alors pourquoi s'inquiéter hein?????

Demain je retrouve ma copine Céline pour visiter le quartier de la Place d'Italie et la Butte aux Caille!!! A demain!