Et on se rencontre???

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lundi 5 novembre 2012

A quoi tu sers?





Voilà la question que je me pose.

Je l'ai fait ce soir en rentrant chez moi. J'avais envie d'écrire un pavé pour la mère Cane, et je me suis rendue compte que j'avais envie de m'engager dans tellement de choses parce que l'injustice m'agace, me rend malade. Des pavés, j'en ai des sacs et des sacs en réserve. Le plus gros est bien entendu l'exploitation des personnes handicapées. Et je dois dire que j'en ai marre d'entendre certains de mes collègues me dire, "mais qu'est-ce qu'on peut y faire?"

Voilà. 

Dès que tu parles de changer les choses de t'engager, on te répond "Et qu'est-ce qu'on peut y faire? A quoi ça sert". Et on laisse courir. Et ceux qui exploitent, devant notre laxisme, notre manque de courage, continuent. Qui va se bouger????

Sauf que c'est par le nombre qu'on va faire peur. Ce soir mon collègue me dit:
"Mais Mowgouaille!!! Tu es un tout petit grain de sable
- Oui mais un grain de sable peut enrayer la machine. Alors une poignée d'autant plus..."

Ce qui me fatigue dans mon combat, ce n'est pas le combat. C'est de persuader les troupes qu'on peut changer les choses. Pas maintenant, pas de façon violente. Mais qui sait? Peut-être un jour, à force de crier à l'injustice, d'être des "petits" qui crions que si tout travail mérite salaire, il en va de même pour des travailleurs handicapés, alors, ILS commenceront à nous entendre, à avoir peur, que nos voix ne leur soient plus attribuées....

Oui, je suis naïve, utopiste. Mais je crois aussi que les choses se changerons sur la durée mais que si on veut qu'elles changent, alors il faut que ce soit nous, qui appuyons sur le bouton "on".

Alors oui. Oui, je continuerais à chercher, ceux qui seront prêt à être eux aussi des grains de sables dans la machine. Je chercherais à parler, à atteindre, à trouver des journalistes qui auront le culot de me tendre le micro, à trouver des collègues prêt à mettre en péril le peu de confort professionnel qui leur reste. Et ça restera mon moteur, ma raison d'être éducatrice...

Parce que la question que je me pose ce n'est pas "A quoi ça sert?" mais "A quoi tu sers?"


Et c'est mon pavé pour la mère Cane