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mardi 13 novembre 2012

Petit grain de sable deviendra grand


Je reprend pour ceux qui nous rejoignent: je travaille dans un foyer de vie mais la direction a décidé de "mettre au travail" nos résidents. Les mettre au travail pour les socialiser. Sauf qu'on ne sort jamais et qu'ils ne sont pas payer. Juste ils complètent les travaux que l'ESAT d'à coté, ce qu'ils n'ont pas le temps de finir... 
Bientôt une repasserie ouvrira ses portes et nous accueillerons en plus 5 travailleurs d'ESAT qui, eux seront rémunéré. Pour le même travail. Je combat donc cette injustice, d'abord pour mes jeunes. Mais j'aimerais que d'autres travailleurs me suivent, dans d'autres établissement.... Le travail des personnes en situation de handicap mental, est rémunérée au lance pierre, ce qui amène à une exploitation de ces personnes qui ne sont pas en mesure de se défendre. 
Les employeurs obligés d'employer un certain pourcentage de personne en situation de handicap (sous peine d'une taxe importante), voit ici une aubaine: employé des personnes à moindre coût, qui ne sont jamais malade et jamais en grêve et qui en prime demande à travailler plus... Sans se rendre compte qu'ils sont exploité. 

Je rappelle que dans la loi, il est tout de même écrit qu'en Esat, il y a:

Rémunération garantie
Le travailleur perçoit une rémunération comprise entre 55 % et 110 % du Smic horaire, dans la limite de la durée légale du travail.
En cas d'exercice de l'activité à temps partiel, la rémunération est réduite proportionnellement.
Cette rémunération garantie est composée d'une partie financée par l'Esat et d'une aide au poste qui correspond à la participation de l'État au financement de la garantie de rémunération. Elle est versée par l'Esat.

 Réunion hebdomadaire.
Le mardi devient synonyme de colère chez moi. Même chez mes collègues préférés, je lis une lassitude dans leurs regard... J'imagine que ça doit aussi être épuisant de me voir m'énerver toutes les semaines... parfois j'aimerais avoir leur flegme.


Mais petit à petit, le grain de sable fait sa plage...
Depuis que j'ai appris que le groupe de travail qui rejoins notre équipe sur la repasserie, sera quant à lui payer, je suis remonté comme une pendule. Mais la collègue qui s’occupe de l'atelier, me dit qu'elle abordera le sujet en temps voulu.

Mais au cours de la réunion, la chef avoue qu'elle a décidé de nous soutenir (elle ne l'a pas dit comme ça faut pas déconner... mais du moins, on sent que quelque chose se passe...)

-On travaille sur le fait que ceux qui sont en lingerie ait une paye. Après tout, il y a un rendement... Donc on va voir ce qu'on peut faire..."

Je ne me fait pas d'illusion, je sais très bien qu'au bout du compte, elle s'octroiera cette victoire, et dira au chef que c'est grâce à elle. Peut importe. Nous avons obtenue un atelier sur 3 qui sera payé...  Reste à travailler sur les autres ateliers puis sur l’extérieur...

Nous sommes une poignée de sable... Reste à trouver la plage qui nous portera pour faire encore bouger les choses...

Merci à Perle du Pacifique pour avoir partager mon histoire avec une journaliste.... je croise les doigts pour que ça intéresse quelqu'un...