Et on se rencontre???

Suivez-moi sur Hellocoton
Retrouvez mowgouaille sur Hellocoton

lundi 28 janvier 2013

Le pavé dans la mare: La dépression du post-partum un luxe?

Un soir, un peu par hasard, je tombe sur "la couleur des sentiments", le film. Le film me séduit vite tant par les images, le jeu parfait des comédiennes, l'esthétique... Mais au bout de 5 minutes, je suis frappée de plein fouet par cette phrase "(...) elle fait une dépression du post-partum. Ça j'en ai vu des mères qui font des dépressions du post-partum. C'est ce qu'il se passe quand les enfants font des enfants..."

Prenons des pincettes tout de suite, avant que les foudres des lectrices impénitentes de la blogo me tombent dessus... Je ne vais pas dire   dans le texte qui suit que la dépression du post-partum est une crise d'hystériques puérils qui ont eu des enfants parce que la société attendait ça d'elle comme Johnny attendait un miracle du Dr Delajoux. Je respecte ce passage difficile que vivent beaucoup de femmes de notre siècle.

Mais... Au delà de cet aspect des choses, une question est venue me gratter un coin de mon cerveau qui respirait encore: Cette dépression du post-partum ne serait-elle pas finalement un "luxe"' de notre société?


Je m'explique. Ce que dit Abeilee, dans le roman, c'est que prise dans son travail, sa vie, les enfants dont elle s’occupe, elle n'a jamais eu le temps de se poser la question sur l'amour qu'elle portait à son enfant, si elle s'en occupait bien... Quand on n'a pas assez de temps pour voir ses enfants, on a encore moins de temps pour se poser des questions sur eux...

Et puis, les femmes, dont nous parle la servante, sont des femmes qui sont élevées pour être des femmes du monde, pas pour être des mères. Les servantes sont là pour s’occuper des enfants. On n'a pas le temps pour s’occuper des enfants quand il y a fort à faire avec les clubs de Bridge et les oeuvres de charité.

Mais aujourd'hui, sommes nous plus prêtes? Depuis petites, on nous forme, on nous inculque plus ou mois implicitement que nous sommes faite pour être mère. Les petites filles de ma génération suscitaient l'inquiétude si elles n'avaient pas un poupon dans leurs jouets qu'elles affectionnaient particulièrement.
Et je me souvient de ces phrase plus ou moins assassine que nous chuchotaient nos mère "Quand tu seras maman", "tu verras quand tu seras mère, à ton tour...", cultivant finalement un jardin qui n'avait pas forcément en vie de germer.

Oui. Je me demande, combien d'entre nous auraient eu des enfants si finalement on nous avait pas un peu préparer le terrain depuis qu'on est enfant? Et pire, à coté de cette "sur-motivation" à la maternité, combien d'entre nous se sont entendu dire "Un jour, peut-être, tu auras envie d'être mère. C'est un choix et un rôle difficile à tenir, mais souvent c'est aussi le plus grand des bonheur"? Quelle préparation avons-nous eu devant ce choix plus ou moins imposé?

La dépression du post-partum qui fait des ravages dans notre génération, finalement n'est-elle pas due  à des mères qui implicitement ont préparées leurs filles à être des mères ET des femmes, paris qu'elles avaient duent elles, tenir parce qu'elle l'avait décidé suite aux mouvements sociaux qu'elles avaient mené: droit à la pillule, droit à l'avortement, mai 68 etc...

La dépression du post-partum, est-elle le dommage collatérale  de femmes qui ont voulu une liberté pour leurs filles. Liberté dont nous ne savons que faire puisque nous ne nous sommes pas battues pour...

Et nous qu'allons nous transmettre à nos filles de cette chance mais aussi de nos attentes de femmes? Comment leur transmettre ce goût de la maternité sans pour autant les inciter à le gouter?

Ce fut plus une piste de réflexion qu'un véritable pavé pour la mère Cane certes. Mais je me doute qu'il va susciter des  réflexions un peu tumultueuse chez vous. N'hésitez pas à provoquer le débat...