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lundi 18 février 2013

Aller à l'essentiel

Il y a maintenant dix ans, je commençais mon mémoire de maitrise (jamais fini) sur le théâtre de l'absurde. Il y a peu d'écrit sur ce genre de théâtre mais une théorie ressort de ses créateurs: "il y a deux événements importants dans la vie, la naissance et la mort. Ce qu'il y a, au centre est une immense absurdité qui sert à occuper le temps en attendant la mort."

Sombre destin derrière ces pièce, pleine d'humour pourtant.

Aujourd'hui, cela n'a échappé à personne, nous sommes dans une course à la réussite. On demande aux enfants à savoir écrire, lire avant les autres. On nous demande dans le secteur social, du rendement et des comptes rendus... Il faut être grand, mince, intelligent, beau, jeune et sexy...

Petite, je voulais tout savoir, pour être meilleure que mon frère. 
Ado, je voulais être belle pour séduire les copains de mon frêre.
Etudiante je voulais être la meilleure pour être repérée par les plus grands.

A 34<ans je me dit que de temps perdu.

Et en relisant la cantatrice chauve me voilà à me souvenir que la vie est déjà absurde et qu'on la rend folle avec nos exigences.

Et j'ai réfléchi encore plus loin, combien de temps j'ai perdu à m'énerver pour rien? Contre ceux qui de toute façon ne changeront pas d'avis? Combien de temps ai-je perdu à être triste, à jouer la tristesse même pour de petites choses sans importance? Combien de temps ai-je perdu avec des gens qui ne m’apportaient rien, voir qui me polluaient un peu l'existence, parce qu'ils ne m'apportaient rien en retour? Combien de temps ai-je perdu à échanger, à répondre, à insulter celles et ceux à qui je n'avais finalement rien à donner?

Je suis à peu près sure que j'ai passé la moitié de ma vie à perdre ce temps, à me pourrir la vie, à la rendre bien plus absurde que Ionesco aurait la proposer. 

Alors je me suis posée, et je me suis dit que je devais aller à l'essentiel.  La vie est trop courte. J'ai eu soudainement besoin de me recentrer sur ce qui compte pour moi. Ma famille bien sur, mais aussi le partage avec ceux qui manque. Ça peut être pas grand chose un manque. 5 centimes pour acheter son pain, un sourire au sdf quand le voisin fait semblant de dormir, le mouchoir quand on pleure, ou envoyer sa revue préférée à la copine partie habiter au Canada. 

Je n'ai plus envie de me battre pour des causes qui n'en sont pas. Je veux être dans l'instant, dans la vie et ne plus perdre de temps.