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dimanche 10 février 2013

Mon pavé dans la marre: Mais tu vas te pousser au cul?

Ça fait longtemps que je voulais écrire ce billet alors je sais d'avance qu'il va être un peu confus...

Mais voilà, je n'en peu plus de cette expression que j’entends partout. Sans doute la suite logique de mon papier sur les assistés...

J'ai eu dans mas vie plusieurs épisodes de déprime voir de dépression. La dépression, c'est en majorité hormonal: suite à un choc, la diffusion d'hormone ne se fait plus de façon régulière. 

Les résultats ne se font pas attendre: tout devient compliqué. Défaire ses courses, se lever le matin, ranger, ou travailler parait aussi improbable que de gravir l’Everest en plein mois de février. La seule solution, trouver un psychiatre qui régule vos hormones par un traitement, et qui travaille sur le choc originel.

Face à une dépression c'est comme face à un cancer, il y a différentes réactions. Il y a ceux qui n'arrivent pas à dépasser ça. Qui sont tellement surpris qu'ils  s'écroulent. Vous avez ceux qui, ne veulent rien laisser transparaitre, mais on devine bien que quelque chose cloche... Ceux qui sont passé par là savent, les autres, subodorent. Et puis il y a ceux qui ont décidés qu'ils s'en sortiront. Qui ne laissent rien transparaitre mais qui parfois s'écroulent. Parce que justement, la maladie parfois, elle gagne même quand on n'a pas envie... Et que tout garder pour soir, c'est comme un ballon baudruche: quand il y a trop d'aire ça explose...


Alors voilà, parce que certain sont capables de cette oublie de soi pour avancer on imagine que chacun est capable de le faire. Que ceux qui s'écroulent sont des mauviettes, des gens qui s'écroulent et qui s'écoutent... Voire qui surjoue leur maladie. Beaucoup de médecins généralistes en France, continue de penser comme ça. Alors je vous laisse imaginer la réaction de a population lambda...

C'est terrible pour quelqu'un qui a besoin d'être écouté ou de dire qu'il va mal pour remonter. C'est terrible de se sentir juger sur une maladie qui est due au rudesse de la vie. On se sent d'autant plus mal ensuite, d'autant plus coupable...

"Le sourire est une politesse"

Voilà la phrase que j'ai beaucoup entendu pendant ma dépression. Une leçon de morale, parce que mon mal-être les dérangeait. Et tu fais quoi quand ton sourire tu n'es plus capable de le donner, parce que quelque chose te ronge de l’intérieur? 

Bien sur tu as conscience que tu ne peux pas exposer ton malheur à tout le monde, et que continuer c'est gagner peu à peu sur la dépression. Tu as conscience que tes émotions et tes humeurs ambivalentes peuvent être déroutantes ou faire peur... Mais il ne suffit pas de "se bouger un peu le cul" pour se sortir de ce genre d'état.

La dépression en France est méconnue, taboue et jugée. C'est ce qu'il peut y avoir de pire pour le malade. Alors c'est un véritable appel que je vous lance. Rien ne sert de harceler le dépressif par des appels incessants. Mais simplement lui faire comprendre qu'on comprend et qu'on est là. Pensez qu'une dépression c'est comme un cancer. Ce n'est pas parce qu'on a décidé de se soigner qu'on va s'en sortir...

C'est un gros pavé grossit avec le temps pour la mère Cane