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samedi 13 avril 2013

Lettre ouverte à Aldo Naouri








Cher Monsieur Naouri,



Vous avez déclarez récemment:

"Si votre femme, jeune mère, peine à retrouver une vie sexuelle, mon conseil: violez-la !"

Vous avez ensuite réhitéré vos propos dans le magasine Elle à paraitre demain, spécifiant que c'était un poil provocateur mais que l'idée y était.
Je n'ai jamais apprécié vos positions en tant que thérapeute mais je reste encore persuadée que l'idée le positionnement, l'avis, la pensée ne peux se construire que si elle est aidée par des idées aussi extremistes et opposées soit elles.

Mais le viol n'est pas une idée Monsieur Nouri, et le viol conjugal encore moins.  Le viol conjugal, c'est un mari qui rentre le soir, qui colle sa femme contre l'évier sans lui dire, qui remonte sa jupe dégraffe son pantalon et qui la pénètre sans lui demander son avis. C'est une douleur effroyable, ça n'a rien à voir avec le fait de se forcer pour faire plaisirs à son mari, c'est se faire violer, sans question, sans désir, avec des stigmates qui vous suivront à vie.

75000 femmes sont victime de viols en France et 30% d'entre elle le sont par leur conjoint.  Ceci n'est pas une idée, ni une provocation, c'est une réalité. 
Une femme qui ne veut pas faire l'amour avec son mari, ne le fait pas parce qu'elle peut être fatiguée, déprimée choquée. N'est ce pas le rôle du père, du conjoint, du compagnon de l'accompagner dans ce moment de mutation, difficile pour elle, de l'écouter voir de lui conseiller de voir quelqu'un?

Le rôle d'un compagnon c'est d'accompagner sa femme à être mère pour qu'il soit père lui aussi. C'est de l'aider à retrouver son désir, mais pas par la force, en la rassurant et en lui montrant que oui, elle est désirable! 

Je ne suis pas psy, je suis femme. J'ai vécu avec un homme menaçant et violant psychiquement, j'ai eu un baby blues énorme, une perte de confiance en moi et un désir sexuel qui est partie aussi vite  que l'argent de Cahuzac en Suisse.

J'ai douté, culpabilisé, mais j'ai eu la chance d'avoir un amoureux qui me disait qu'il me comprenait mais que c'était dur pour lui. Petit à petit il m'a rassuré, et ne m'a jamais forcé. Et le désir est revenu. 

Oui. L'inégalité, et je dirait même l'inéquité entre hommes et femmes, vient aussi du fait que certains ressentiement, ne peuvent être ressentie que par les femmes qui l'on vécu. L'intelligence de l'homme est de le comprendre, de l'écouter et d'essayer de l'accompagner au mieux.

Avant de balancer des certitudes, Monsieur Nouri, rencontrez les ces femmes, parlez et écoutez les! C'est votre métiers bordel!

Les femmes ne sont pas toutes des hystériques désirant castrer l'homme pour prendre sa place. Elles essaient elles aussi de trouver leur place. Elles demandent aussi à être respecter dans leur désirs et dans leur rythmes de vie. Et pas par le viol mais bien par l'amour que lui porte le père de son enfant.

Le viol n'est pas une solution. C'est un crime. Puni par la loi.

Et ceci est mon pavé dans la marre pour la mère Canne