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lundi 11 novembre 2013

Casse tête chinois







Il y a quelques mois j'avais écris de façon un peu larmoyante, sur la fin de desperate housewives, série qui m'avait accompagnée du début de mes études à ma vie de mère et que je voyais partir comme un symbole d'une vie nouvelle.

Il est des films que je classerais dans cette catégorie là.... Et les films de Cedric Klapich sont de ceux là. De peut-être qui a accompagné mon premier amour et ma découverte d'Otis Reding,



à chacun cherche son chat, qui parlait d'une jeune femme de mon âge en recherche de l'âme soeur, et d'elle même (et d'un chat accessoirement...),

                                    

Klapich, me faisait grandir avec ses films, en parlant de moi, de ma génération, en recherche identitaire, mais qui finalement ne le vivait pas plus mal que ça....

Alors, quand sur facebook est apparu cette annonce:
Si ça te dit de rencontrer dimanche soir Romain Duris, Audrey Tautou et Cédric Klapisch; de voir en exclusivité leur dernier film Casse-tête Chinois - Le Film, précédé de L'auberge espagnole et Les poupées russes, et que tu es blogueur : let me know !

Autant te dire que j'ai sauté sur mon clavier plus vite que Alessandra Sublet sur une faute de français, et je me suis auto-candidatée pour 6 heures de film au grand rex. Autant te dire que quand chéri m'a dit que j'avais du courrier, que j'ai ouvert l'enveloppe et que j'ai vu mon invitation, j'ai fait la danse de la joie dans mon jardin autour d'un grand feu, en remerciant Gunderdolk le Dieu de l’invitation.

Bref, comme dirait l'autre.... Nous voilà avec chéri, partis au cinéma, au grand Rex. Je vous passe l'hésitation de chéri... Le fait de rentrer tard, qu'on allait pas avoir de train, etc... Mais devant le feu de joie, il s'est dit que si il ne voulait pas se le prendre dans la tronche, on avait intérêt à y aller (et entre nous, son analyse a été assez bien vu)

Quand à 16h, Klapich est monté sur scène, j'ai cru que j'allais défaillir.... Mais moins que les 1400 nanas qui réclamaient à corps perdu Romain Duris... 

Puis les trois films se sont enchainés. Je me suis aperçu, que dans les deux premiers, pleins de détails m'avaient échappés, et que c'était quand même drôle de les voir "grandir".... Mais tout à coup je me suis prise une bonne claque dans la tronche: oui, j'avais aimé ces films là, oui, ils m'avaient parlé à une époque... Je retrouvais des sensations d'une autre vie, mais tout à coup ces questions là avaient été bouclées.  Elles étaient obsolètes, même parfois légères. Bref. J'avais vieilli.... Et pas que physiquement...



     
 


Voilà je n'avais plus 20 ni même 25 ans... J'avais 35 ans, un enfant. Je n'avais plus la légèreté de ma coloc' à Besançon ou bien l'évidence de ma rencontre avec mon amoureux....Cette évidence me glaçais: j'étais une adulte finie, qui ne demandait plus qu'à vieillir.

C'est chéri qui m'a rassuré à l'entracte... "tu vois Klapich, ce n'est pas du grand cinéma, mais il te parle de toi, de tes questionnements... et ça rassure...."

Pas faux. Mais j'avais du coup un peu peur de ce que j'allais pouvoir découvrir de moi dans casse-tête chinois:

Et puis le film à commencé... sur une rupture. Xavier et Wendy s'étaient séparé. Et Wendy est partie vivre à New-York avec leurs deux enfants. Et Xavier a décidé de les rejoindre, et pour celà, il va vivre chez Isabelle qui vit aussi à New-York et à qui en passant, il a fait un enfant. D'où tu comprend le casse tête...




Vu comme ça, au début je me suis dis "Bon bah... pas dit que je m'identifie". Et pourtant si... ça marche. La comparaison avec nos propre parents, nos bilans de moitié de vie, se poser la question "est-ce que j'ai loupé ma vie? Est-ce que je n'ai pas perdu de temps à courir après des trucs sans intérêt?".... Et puis au milieu des questions, des rires beaucoup... Et la reprise de scènes cultes des deux premiers volets, qui te rassurent et te font comprendre une chose... La vie ce n'est pas un casse-tête chinois, si tu ne la vois pas comme ça (merci Martine), mais surtout, la vie, c'est la vie. Avec des hauts, des bas, des difficultés, et des choses très fortes... Mais parfois, il n'y a pas à se poser plus de questions que ça. Il faut surtout vivre.

Casse-tête chinois c'est l'image d'une époque. De ton époque, en fait. Et c'est juste un film qui fait du bien....  

Ça m'a donné envie de faire la fête, d'aller à New-York, de manger, de boire, de fumer.... Et d'AI-MER!