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dimanche 8 décembre 2013

Ce qui me va ne te va pas forcément (et vice et versa)

Il y a trois ans, je nageais un peu dans la mouise...

Je venais d'être maman, et derrière mon assurance et ma grande gueule, je me noyais dans un verre d'eau.

Alors j'ai ouvert un blog. Curieusement, mon premier post était sur ce que je faisais ou ne faisais pas, sur la mère parfaite qui donnait des leçons, par rapport au livre du Dr Jesétout qui savait lui ce qu'il fallait faire (et donc elle) et pas moi. Celle que j'appelais "au départ la conasse", mais bon finalement, j'ai évolué... Je l'appelle "la c*****"... C'est mieux.

3 ans ont passés. Je n'ai plus de bébé à la maison mais une magnifique petite fille avec un caractère de merde mais adorable quand même. ça me laisse des trucs à raconter quand même...

Et voilà, je trouve que les choses n'ont pas tellement changé, et que finalement, l'intransigeance est reine dans le monde des mamans. Pourtant, il n'y a rien de plus personnel que d'être "maman". Je ne m'imaginais pas du tout être une mère comme je suis aujourd'hui et pour cause: je ne connaissais pas ma fille. Je reprochais à ma mère d'être différente avec mes frères, et pour cause: ils n'étaient pas moi.

Alors quand je lis qu'il vaut mieux, donner le sein, porter, manger bio, donner le biberon, donner du lait froid, sortir, pas sortir, accoucher à la maison... Et que dans les commentaires en résultent une espèce de guerre ouverte pour savoir qui détient la vérité vraie, pure et indiscutables (avec des commentaires du type "si on est fait avec des seins c'est que ça sert à quelque chose"), ça me laisse songeuse.... Pas que je sois contre le sein mais bien que comme j'ai donné le biberon, des petits pots et promener dans la poussette, je me suis plus engueulée avec ce coté là de la population que l'autre (mais en même temps, j'ai aussi vu des horreur version "si tu dors avec ton bébé, t'en fera un Tanguy")

Un hommage à Mademoiselle Caroline qui a trouvé SA manière de faire

J'ai été élevée dans une famille stricte, toujours en bonne santé, avec une maman qui travaillait, une affiche dans la cuisine, un homme = une femme et un papa qui faisait autant la cuisine que ma mère. Alors oui, par rapport au modèle parental que j'ai pu avoir, je n'ai pas la même conception de l'éducation, que ma copine qui a eu une sœur, morte à 20 ans de la mucoviscidose, élevée dans la maladie et la peur de la perte toute son enfance, ou celle dont la mère, très tôt lui a appris à se responsabiliser par ce qu'elle avait trois jobs et pas de sous pour se payer une baby-sitter. 

Oui, je peux comprendre que quand on a espéré un enfant pendant deux ans, on ait envie de le sentir contre soi plus longtemps, et sentir une vraie fusion avec lui que ce soit dans l'allaitement ou le portage.

Oui je peux comprendre que, quand on a été élevé dans une famille où la maladie est quotidienne, on puisse vérifier que les produits sont sains. En ayant une quasi obsession pour cela.

Bien sur nous sommes victimes de notre histoire, de nos expériences, et qu'elles délimitent et désignent quels choix d'éducation nous prendrons. Et souvent nous nous engueulons avec les papas, bien souvent parce qu'ils n'ont pas la même histoire que nous.

Mais, en sachant cela, je suis toujours touchée quand une blogueuse se fait houspiller, insulter, dégainée, parce qu'elle a osé dire qu'elle faisait comme ça et pas autrement. Ou celle qui donne des leçons en expliquant que tout le monde devrait faire comme elle, sans jamais se soucier de l'histoire de la maman et de son enfant.

Je me souviens avoir été particulièrement touchée et heurtée par une maman, pourtant son com était polie et sans agressivité, qui m'avait expliqué que je n'avais pas fait ce qu'il fallait parce qu'un jour j'avais donné un biberon à ma fille et que ça l'avait soulagé.

J'ai appris avec le temps que certains thèmes étaient violent, que moi-même parfois, j'avais pu être violente dans mes propos, parce que touchée dans mes us, mes habitus, mes convictions, et que ma colère n'était qu'en fait que l'ébranlement d'un socle pas si solide. "Tuer la mère parfaite", c'est aussi admettre que ce qui est parfait pour notre enfant, dans notre relation avec lui, ne le sera pas chez ma voisine. Ce n'est pas parce que ce petit pyjama va parfaitement à Eloïse parce que le rose lui va comme un gant, que celui-ci ira à la blondeur de Fiona, sa copine de classe, d'une demi-tête son ainée. L'éducation, c'est cmm les fringues faut essayer avant...

Alors, c'est vrai que j'aimerais parfois ne pas à avoir à modérer mes commentaires par ce que j'ai été trop touchée par celui qui me reproche d'avoir eu un accouchement parfait.  
Lâchement, je sais que je n'aurais pas à répondre de cette horreur de mon accouchement, du deuil qui en a suivi, de la dépression mais aussi de la pente remontée... Parce que c'est encore trop dur, et que ces accusations sont injustifiées et que justement cette dame ne connait pas mon histoire. Et je ne connais pas la sienne pour pouvoir comprendre pourquoi son jugement est aussi violent conte MON post.

Un article concerne la personne qui l'a écrit et seulement la personne qui l'a écrit. Parfois on s'y retrouve, parfois non. Parfois, il nous fait réfléchir et parfois on ne comprend pas vraiment ce qui y est défendu. Mais c'est pas grave. C'est peut être juste qu'il ne nous parle pas, mais qu'il parlera à la voisine....