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mardi 11 mars 2014

La tyrannie du parent qui travaille

J'ai repris le travail aujpurd´hui. Comme d'habitude je me suis réveillée à 6h30, un peu dépitée de ces si courtes vacances.

En ce moment je suis dans une crise existentielle du travail. Je n'aime plus mon travail, j'en ai fait le tour, je ne sais plus quoi proposer et pour plusieurs raisons je n'ai plus du tout envie de m'investir. La question récurrente du dîner en tête à tête avec chéri est "oui mais quoi faire d'autre?". 

Je vais tenter le concours d'instit dans un mois, sans être totalement convaincu de mon désir de faire cela... Et ce doute m'emmène peu à peu à l'échec avant même d'avoir poser ma première majuscule sur la première ligne de la première copie.

 Alors quoi?

J'avoue que secrètement j'envie mes copines au foyer: voir grandir ma fille , lui éviter la cantine, la course du matin, la garderie et le périscolaire.... J'avoue avoir envié les deperates du village de passer plus de temps avec leurs momes et surtout moins de temps dans la course, les cris et la fatigue du soir.

Alors pourquoi ne pas le faire?




D'abord parce qu'avec chéri on a choisi d'acheter une jolie maison à la campagne: d'avoir un jardin, une petite école à proximité (80 élèves dont 21 dans la classe de ma crevette), et que cela à un prix. 209000 euros remboursable en 25 ans. Et 4 ans de payé. Autant dire que je ne peux pas me permettre  de ramener 600 euros par mois dans le giron familiale.

Et puis j'avoue être une grande stressée. J'ai vu, autour de moi, dans ma famille, mon boulot, des maris travailleurs mourir ou partir sur un coup de tête et soudainement des femmes se retrouver à devoir travailler en urgence parce qu'elles étaient totalement dépendantes de leur maris.

Et puis j'avoue que j'aime cette indépendance, voir mon salaire tomber tous les mois, m'acheter tel bouquin ou me payer tel jean sans me préoccuper de savoir si je peux . Parce qu'au delà du compte commun, j'ai un compte à moi, où reste mes économies et je suis libre d'en disposer.

Mais il est vrai que cette liberté, ces choix ont un prix. Et c'est vrai que le chemin du travail est parfois douloureux quand je vois ma puce, avec qui les relations sont parfois tendues, parce que je suis parfois fatiguée, stressée, et que je voudrais avoir plus de temps et de meilleure qualité avec elle...


Je suis sûre que maman au foyeah, vous tiendra exactement le discours inverse. Parce que sans doute... L'herbe est toujours plus verte ailleurs...