Et on se rencontre???

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mardi 24 mai 2016

Katarina Bivald et moi

Ami lecteur, ami passant, je te donne bien le bonjour!!!

Voilà je viens de terminer le dernier Katarina Bivald.... Et comment te dire ....MAIS COMMENT TE DIRE?????


 Je pense que dans ma vie il y a Joyce Carol Oates, Ken Loach, Ariane Mnouchkine et Katarina Bivald.

J'exagère à peine.

Bref. Dans le détail tu as la vidéo ci-dessous.



Mais comme, je suis une fille super gentille, tu peux aussi lire l'interview que j'avais obtenu d'elle (oué parce qu'elle est VRAIMENT super gentille en vrai) lors de la sortie de la bibliothèque des cœurs cabossés....

On dit merci qui????

L'interview de Katarina Bivald, l'auteur de "la bibliothèque des coeurs cabossés"

Je vous parle dans cette vidéo, d'un roman que j'ai absolument adoré et que je vous recommande et surrecommande "La bibliothèque des coeurs cabossés". 
L'année dernière, en postant mon article sur facebook et sur twitter, je me suis aperçue que Katarina Bivald avait un compte... Et comme une bouteille à la mer, je lui ai envoyé mon article. Ce à quoi elle a répondu "Je suis si heureuse que ce livre vous ait plu...". 

Un peu comme une seconde bouteille à la mer je lui ai envoyé dans un anglais approximatif une demande d'interview, et une demi-heure plus tard, elle me disait "oui".

Au fil de nos petits échanges, j'ai découvert un écrivain, mais aussi un auteur avec une disponibilité et une gentillesse exceptionnelle... Je la remercie encore pour ce temps qu'elle m'a accordé et la précision de ces réponses.

Et je remercie (bienvenus à la cérémonie des oscars), Rachel et sa copine "maman de 7 mois" pour la traduction des questions (sans vous le projet était mort...).... Je vous laisse savourer cette jolie rencontre en espérant que vous prendrez autant de plaisirs à lire ce livre que j'en ai pris!
Votre roman « La bibliothèque des cœurs cabossé » (« Läsarna i Broken Wheel rekommenderar » , le titre original nldr) a été recommandé par bon nombre de libraires en France, et rencontre aujourd’hui un énorme succès. Comment vivez-vous cela?
Katarine Bivald: En un sens c’est un sentiment étrange… Soudainement vous êtes lue et appréciée dans un pays étranger, par des gens que vous n’avez jamais rencontré et que sans doute vous ne rencontrerez jamais. On n’est jamais vraiment preparée à ce genre d’expérience mais lorsque j’y pense c’est quelque chose de formidable et de très beau: les personnages de mon livre ont quelques chose qui dépasse les cultures et les langues. Je me demande ce que George et Caroline penserait de cela, du fait d’être connus un peu partout dans le monde…
Comment cette idée, d’une petite libraire suédoise qui traverse l’atlantique pour rencontrer une vieille femme de l’Iowa, vous est-elle venue?
L’idée est venue petit à petit. Je ne m’attendais pas à ce que ce livre soit publié. C’était un premier essai, je m’exerçais autour de ce manuscrit sans rien en attendre. Donc, j’y ai mis ce que moi-même j’aime trouver dans les livres: les petites villes d’Amérique, les gens étranges, l’amitié, les livres, et l’amour bien sur…
En fait, dans la première version, Amy était encore en vie à l’arrivée de Sarah.  Mais malheureusement rien d’autre n’arrivait. Sara arrivait, elles se rencontraient, parlaient, Amy conduisait Sara aux alentours… et c’était tout. J’en ai parlé à ma soeur, nous nous sommes regardées et, au même moment nous avons dit “Amy doit mourir”. Ma soeur a ajouté: “tu dois tuer Amy”.
Y a t-il quelque chose de vous dans le personnage de Sara? Seriez vous capable de tout quitter pour rencontrer une amie à l’autre bout du monde? 
J’ai essayé de prouver aux gens que je ne m’étais pas inspirée de moi pour créer le personnage de  Sara. Mais en même temps, j’ai longtemps, moi aussi, travaillé dans une librairie, et j’ai tendance, moi aussi, à préférer les livres aux gens.
Mais, moi, j’ai des amis et une vie! Mais quand je dis cela à ma famille et à mes amis, ils regardent ailleurs avant de me fixer du regard, en me répondant, un peu trop rapidement “mais oui, bien sur…”. Donc je pense qu’il y a finalement beaucoup de moi dans Sara, plus que je ne le pensais au départ.
Maintenant, serais-je prête à tout quitter pour rencontrer une amie à l’autre bout du monde? Et si j'y restais, pourrais-je me faire de nouveaux amis et tomber amoureuse? Je ne suis pas sure. Je serais sans doute revenue en Suède pour finir, vers mes vieux amis, vers la vie que je connais. Je pense finalement, que Sara s’avère plus courageuse que moi.
Il y a beaucoup de références littéraires dans votre roman: des best-sellers mais aussi quelques auteurs inconnus… Quels sont pour vous les livres incontournables?
Tous les livres que vous aimez!
Quel livre vous a vraiment fait rêver?
Tous ceux qui sont bons!
Aujourd’hui, vous avez une librairie avec votre soeur. Maintenant que vous êtes célèbre, comment voyez vous votre avenir?
Olala, ce serait formidable!!! Malheureusement ce n’est pas le cas!! J’ai  travaillé dans un librarie pendant presque dix ans, et aujourd’hui je passe mon temps à écrire. Mais je vis avec ma soeur, dans un appartement rempli de livres. Rien n’a donc vraiment changé, si ce n’est que ces livres, je ne les vends plus…
Et ma dernière question: en France, les “free libraries” émergent un peu partout. En Amérique du nord, elles existent de façon fréquentes, y compris (et surtout) chez des particuliers. Est-ce que cela existe en Suède? Que pensez vous de ce concept?
Ici, il n’y en n’a pas beaucoup… Je me demande même si j’en ai déjà vu… J’en ai uniquement vu quand je suis allé aux états-Unis. Il y en avait beaucoup dans le Minesota la première fois que j’y suis allée. Et puis j’ai continué à voyager à travers les champs de maïs de l’Iowa … Je n’y avais jamais été avant d’avoir écrit mon livre, mais maintenant oui… Tenez… Je vous laisse une petite photo de moi, dans l’Iowa….