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vendredi 7 octobre 2016

Le bonheur de n'avoir qu'un seul enfant

Avant de commencer je tiens à prévenir tout de suite, avant de vous précipiter dans les commentaires en me traitant d'égoïste, en me disant que avec deux c'est tout pareil, que je ne suis qu'une conne etc...

Cet article, je l'ai écrit pour moi, moi et un petit peu pour moi aussi. D'autres mamans d'un seul enfant ne se reconnaitrons peut-être pas du tout, et peut être des multipart trouveront cet article judicieux. Mais voilà c'est mon ressenti. Tant mieux s'il vous touche ou vous fait réfléchir. Si vous trouvez que j'ai tord... Bah passez votre chemin...

J'ai longtemps voulu un deuxième. D'abord parce que j'aurais voulu être à nouveau enceinte. Mais aussi parce que j'aurais voulu offrir un petit frère ou une petite sœur à ma fille. Peut-être aussi par pression de la société. 

Mais la vie en a décidé autrement, je n'ai eu qu'un enfant. Une fille. 

Le deuil du deuxième enfant fut dur, je ne m'en cache pas. Encore aujourd'hui parfois, j'y pense...

Et puis il y a des soirs comme ce soir...

Eloïse va avoir 7 ans. Elle est indépendante, fait une partie de ses devoirs toute seule, elle joue relativement seule, mais surtout a des discutions passionnantes.

Nous sommes rentrées, Eloïse a couru après le chat, puis a rangé son cartable et son manteau, elle a joué un peu, puis a pris son bain, on a choisi ce qu'on mangerait ce soir ensemble... 

Il est 18h48, la maison est rangée, Eloïse a droit un peu à la tablette pendant que j'écris mon billet. Je n'ai pas d'autre enfant à laver, personne ne se bagarre pour la tablette ou un autre jeu, je n'ai pas d'autre enfant à habiller, à coiffer, à laver, pas de double devoirs ou d'enfant à occuper... 

Je crois que je suis trop indépendante et que j'ai besoin de trop de liberté pour être une bonne mère avec deux enfants. Aujourd'hui je suis contente d'être entièrement consacrée à ma fille, de ne pas avoir à programmer un temps, consacré à untel ou untel. Je suis contente de l'écouter et de la regarder grandir, d'avoir des temps privilégiés avec elle, et d'être à 100% consacrée à elle. Je suis contente de ne pas avoir à passer après le n°1 puis le n°2, de conserver du temps pour écrire, pour passer du temps dans la salle de bain, pour être égoïste. 

Oui, j'assume, je suis égoïste car aujourd'hui, je ne veux plus de deuxième enfant. Je suis heureuse avec ma fille et mon mec... J'ai du temps pour moi, dans cette période où je me cherche, où je me trouve, où j'apprends à m'aimer...

Oui, je sais. Ma fille n'aura pas cette chance de connaitre la fraternité. Mais je n'ai pas de sœur. Je ne connais pas la complicité qui peut exister entre deux sœurs. Et puis je suis sans doute plus proche de mes amies que de mes propres frères. Est-ce vraiment toujours une chance?

Oui, je sais. Un jour, nous serons vieux, mourants. Ma fille devra gérer cela seule. Ou pas. Elle aura peut-être un amoureux ou une amoureuse, peut-être des enfants, des amis qui l'accompagneront dans ces difficultés là.

Oui je sais ils auraient pu s'entendre, être sages, s'aimer, jouer ensemble, être proche, indépendants.... Ils auraient pu aussi se disputer tout le temps, se détester, s'emmerder, ne pas faire leurs nuits avant leurs 12 ans, avoir un gros handicap... Jurer sur un qui n'existe pas ne rime à rien.

Aujourd'hui, je voulais juste dire que ce soir je suis libre d'écrire cet article, que je vais ponctuer là, maintenant tout de suite parce qu'on va préparer les gnocchis et la fille adore, faire la cuisine avec moi le soir.... Et ce temps là, avec elle je l'ai choisi.

Et lire ensemble