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mercredi 29 mars 2017

À toutes les filles...

Le 8 mars dernier, comme tous les 8 mars depuis que je suis à peu près en âge de penser par moi-même, on m'a fêté ma fête, on m'a offert un slip, une rose, 50% sur du maquillage, ...

Je passe sur le "bonne fête mesdames", sur les "et les 364 jours suivants c'est donc notre jour", "mais vous  vous battez pourquoi??? Vous l'avez l'égalité!", "Oh ça va maintenant les mecs à la maison, ils filent un coup de main"...

Bref.

En bonne féministe qui se respecte, je me suis énervée, j'ai répété à peu près 88756754567899 fois que ce n'était pas "la journée de la femme", telle une sous saint-Valentin mais bien:

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LUTTE POUR LES DROITS DES FEMMES, bordel.

Puis j'en ai eu marre.

J'ai overdosé, burnouté, claqué mon nerf.

Bref.

Je ne voulais plus répondre.

Je me suis dis "vas-y, trouve un trou, fous ta tête dedans et attends de pondre un neuf".

Autruche. Neuf mars. Suite du Huit. Tu suis? #laurentruquiersorsdececorps #blaguepourrie

Enfin voilà. J'étais là, j'allais rejoindre ma copine Émilie. Je rumine dans le métro.  On se retrouve dans une pizzeria où le serveur ne nous sert pas que la pizza mais bien des "Mesdames c'est votre jours". Bon. On a un peu réagit. Du coup, il a changé de serveur. Du coup je ruminais encore. Je suis rentrée. Je ruminais toujours. Et j'ai eu cette idée, juste de publier la photo d'une femme qui avait fait quelque chose d'extraordinaire, dans une époque où être une femme c'était déjà pas facile,  mais en plus qui avait agit humainement, extraordinairement et que personne ne connaissait. Ha. Et qui n'avait pas eu besoin d'un homme pour le faire.

Dans le train je fouille et je la trouve elle.

HARRIET TUBMAN
Oui. Tu as vu. Toi non plus tu ne sais pas qui c'est hein...

Fais pas genre. Dans mes copines il y en a peut être une ou deux qui savent... Et encore... Et mes copines sont plutôt du genre cultivées.

Puis j'ai continué, à poster.... Des femmes. Des, qui ont lutté, découvert, aimé, été des pionnières, des combattantes.

Pourtant quand je cherchais qui elles étaient, on signalait sans cesse leur père, leur frère, leur mari, leur pendant masculin... Alors que tout les portait  à les glorifier, elle ne pouvait pas exister sans un homme...

Alors j'ai ôté ces ajustements masculins, j'ai parfois réécrit les bios, puis j'ai ajouté des photos de femmes prisent au hasard. Dans le métro, dans la rue...  Parce qu'aujourd'hui, je suis fière aussi des femmes qui travaillent, qui assurent avec leurs mômes, qui continuent la lutte, d'avoir le droit d'être autre chose que belles, désirables baisables et de bonnes mères....

Je prends des vieilles, des moches, des belles, des grosses, des rousses, des noires.... 

Parce que la femme c'est pas forcément Adriana Karembeu. 

Parce que la lutte pour les droits de la femme, pour l'égalité, c'est le 8 mars. Parce que beaucoup sont trop cons pour s'en souvenir les 364 autres jours. Mais les 364 autres jours... Bah ça marche aussi. 

Le 8 mars, ce n'est pas le jour où on achète des soutifs, c'est le jour où on les brûle.

Et les autres jours, ce sont les jours où on pense à lutter encore pour notre liberté, pour l'égalité et la fraternité avec les hommes. 

Et chaque jour se souvenir, qu'on a le droit de réussir aussi. Et pas forcément en faisant front avec un homme. 

https://www.instagram.com/eloisebenemg/