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jeudi 28 décembre 2017

Devenir parents, c'est la merde...

Il y a quelque jours j'ai rencontré une nouvelle maman. Rien qu'en l'écrivant, je m'aperçois à quel point ce terme me parait étrange. On dit couramment "future maman" mais "nouvelle maman", c'est une expression que l'on utilise peu.

 Elle était un peu perdue. Comme moi à la naissance de ma fille: la fatigue, les pleurs, l'incompréhension, les papiers à remplir...

Et huit ans après, les choses me sont apparues: mais putain que c'est dur. Tu dois tout assurer en quelques jours, on oublie les hormones qui jouent au yoyo... C'est un chamboulement total et c'est là que l'entourage, la société te met le plus la pression.

L'entourage est de bonne compagnie mais n'entendre que des phrases commençant pas "tu devrais..." alors qu'on a l'impression qu'on n'est nulle, que les autres y arrivent les doigts dans le nez, te donne juste l'impression que tu vis 24/24 près du radiateur au fond de la classe. Avec du recul, je me rend compte que c'est pour aider... Mais sur le coup, je me disais "putain mais pourquoi j'ai fait un enfant? Je ne suis pas capable de la base. Tout le monde sait mieux que moi".

De mon expérience j'ai appris à parler aux "nouvelles mamans". J'ai appris à taire mes conseils, ou du moins préférer dire "moi j'avais trouvé ça comme solution face au même problème.". D'abord ça souligne que toi aussi tu as galéré, mais aussi que tu as trouvé avec le temps des solutions.

Et puis je me souviens de ma copine Élisa qui m'a dit un jour "il n'y a rien de simple à devenir parent...", et j’essaie de dire la même chose aux copines. Une fois lâchée dans la nature (oui, sortie de la maternité, le monde te semble une jungle), t'es toute seule.

Il y a bien un papa mais dans le genre aussi paumé que toi, ça n'aide pas.

Tu attends pendant 9 mois, tu rêves d'un bébé potelé, et puis après éjection d'une pastèque de 3kg par l'endroit le plus sensible de ton anatomie, on te pose un être humain dans les bras et on te dit "voilà, maintenant tu es responsable de ça. Tu dois faire gaffe qu'il se nourrisse bien, qu'il ne meure pas, tu dois prendre des décisions pour lui jusqu'à ses 18 ans, et si tu te plantes, sa vie risque d'être foutue. Mais tu vas voir c'est que du bonheur."

Donc là, logiquement tu te dis "je vais le rendre hein. C'est gentil mais je ne me sens pas trop capable".

 Et c'est le moment où tout le monde te dit:
"Olala ... Mais c'est merveilleux... Mais quand même tu devrais (au choix, rayer les mentions inutiles):
- prendre une nounou
- trouver une place en crèche
- lui donner le sein
- le passer au biberon
- le faire dormir sur le ventre, le coté, le dos, les pieds en l'air, l'accrocher au clou...
- Lui donner une sucette, un biberon, le pouce, un doudou, une capote, des moules, des frites...
- Lui mettre des couches biodegradable fait avec du fil de lin d'Egypte qui se nettoie à la main mais qui sont tellement meilleures pour les fesses de ton enfant...

Et j'en passe.

Alors chère maman. Je ne suis plus blogueuse parentale. Je suis juste blogueuse. Mais je te dirais, fais comme tu le sens. Surtout pleure, accepte que tu es en train d'apprendre, dis toi qu'un jour ton enfant grandira et qu'il te trouvera de toute façon nulle comme mère. Mais que toi, tu sais que tu auras fait du mieux que tu peux.... Et c'est ça qui fait de toi une mère parfaite pour CET enfant.



Parce que devenir parent, je te jure, c'est pire que faire fort boyard.